JO: Florent Amodio ira à Sotchi comme un président

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FLORENT AMODIO VA À SOTCHI COMME UN PRÉSIDENT
FLORENT AMODIO VA À SOTCHI COMME UN PRÉSIDENT

par Sophie Greuil

PARIS (Reuters) - Depuis Vancouver où il avait pris la 12e place en 2010, Florent Amodio est fasciné par les Jeux olympiques et il ne cache pas son enthousiasme de partir bientôt à Sotchi "comme un président de la République".

Né au Brésil il y a 23 ans, le patineur de Cergy-Pontoise reconnaît avoir longtemps ignoré l'importance des Jeux.

"Honnêtement, avant mon titre de champion de France en décembre 2010 où je savais que les mecs se battaient pour un quota olympique et où je les coiffe sur le poteau, je n'avais jamais pris conscience de la dimension des JO", dit-il.

Lui qui, jeune, "faisait du sport juste pour (son) plaisir, pas pour aller gagner telle ou telle compétition", est désormais sous le charme.

"Dès l'embarquement dans l'avion, tout tourne autour de l'athlète. Comme si on passait, d'un coup, dans une autre dimension. Alors, on a l'impression d'être tout le temps regardé, d'être le président de la République", explique-t-il.

Et quand l'avion se pose dans la ville hôte, ajoute-t-il, on découvre "un grand show où tout est calculé au millimètre près à l'image de la cérémonie d'ouverture où rien n'est laissé au hasard, où tout est calé, sécurisé, huilé, organisé pour mettre l'athlète en orbite".

"Dans la magie de ce show, l'athlète est acteur. Après, à lui de profiter du moindre instant, de la moindre émotion émanant de chaque coin de rue et de stade en ouvrant grand les yeux pour écrire sa propre histoire".

"ALLER PLUS LOIN"

Et quand viendra le moment de la compétition, le champion d'Europe 2011 savourera le bonheur de "se retrouver au c?ur d'une grande équipe de France, réunie pour atteindre son Graal dans une compétition qui donne le moyen de briller aux yeux du monde".

"Avec des athlètes et un entourage différents de nos habitudes, avec soudainement aussi tout un pays derrière nous, on devient le centre du monde", ajoute-t-il.

"Rêver, ainsi, de toucher le toit du monde, d'être une bête et une machine de guerre le jour J comme Michael Phelps, d'être le meilleur au milieu du Musée Grévin parce que toutes les stars sont là, c'est géant".

"Du coup, on ne peut qu'être transporté par la beauté des Jeux, transcendé par la magie des Jeux à condition de ne pas se disperser".

Ne pas se disperser avait été à Vancouver la première préoccupation du jeune patineur qui a été adopté enfant par un couple français composé d'une institutrice et d'un informaticien.

Il dit être "resté, quelque part, à l'abri, au village olympique, endroit très terre à terre pour ne pas se laisser griser et détourner de son objectif premier" mais aimerait "aller plus loin" à Sotchi.

"Après mon épreuve", précise-t-il, "j'aimerais rester plusieurs jours pour aller voir le biathlon, le half pipe, et, surtout, la finale de hockey sur glace. Avec la Russie, cela sera le truc à ne pas manquer".

Edité par Jean-Paul Couret

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