JO: Denis Masseglia réélu président du CNOSF

le
0
DENIS MASSEGLIA RÉÉLU PRÉSIDENT DU CNOSF
DENIS MASSEGLIA RÉÉLU PRÉSIDENT DU CNOSF

PARIS (Reuters) - Denis Masseglia a été réélu jeudi président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) avec 78,6% des voix, lors d'un scrutin où il était seul candidat à sa propre succession.

"Ce n'est jamais facile d'être élu et encore moins d'être reconduit. J'ai beaucoup misé sur le fait d'être rassembleur sur le premier mandat et cela continue", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

L'Assemblée générale élective a suivi le vote du Conseil d'administration, dont 40 des 44 votants avaient apporté leur voix au président sortant, qui n'avait pas d'opposant déclaré.

Elle a donc entériné la victoire de Denis Masseglia, 65 ans, qui avait succédé à Henri Sérandour il y a quatre ans et a fait voeu de poursuivre la rénovation de l'organisation du sport français.

"Le modèle sportif français n'a pas évolué depuis soixante ans. Il faut avancer en prenant en compte tout les aspects : la formation, le rayonnement international, le haut niveau, la pratique pour tous", a-t-il dit, reprenant un discours qu'il tenait déjà il y a quatre ans. "Le modèle actuel du sport français ne répond pas aux défis de demain."

Parmi ces défis figure entre autres une nouvelle candidature aux Jeux olympiques d'été pour 2024, après l'échec retentissant de Paris 2012.

"Les JO de 2024 seront peut-être un chantier mais pour qu'il y ait une candidature, il faut qu'il y ait un véritable projet entre trois acteurs principaux : l'Etat, le territoire et le mouvement sportif", a souligné Denis Masseglia.

"Ce n'est pas au coeur de la préoccupation immédiate, et je dis bien immédiate. On va faire les chose étape par étape. Si on veut avoir un rayonnement du sport français, il faut peser à l'international."

Interrogé sur les relations entre le CNOSF et le ministère des Sports de Valérie Fourneyron, "tendues" selon des proches des deux parties, Denis Masseglia, qui regrette l'absence de progrès dans les discussions sur la gestion des moyens techniques et financiers du sport français, s'est montré sibyllin.

"Les mêmes cause produisent les mêmes effets. Il faut avancer pas à pas et faire en sorte qu'on se retrouve dans la même ambition", a-t-il dit.

Chrystel Boulet-Euchin, édité par Grégory Blachier

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant