JO: Bode Miller ne gagne pas quand le soleil est caché

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BODE MILLER NE GAGNE PAS QUAND LE SOLEIL EST CACHÉ
BODE MILLER NE GAGNE PAS QUAND LE SOLEIL EST CACHÉ

par Alan Baldwin

ROSA KHUTOR (Russie (Reuters) - Dans la défaite, nombreux sont les champions qui se cherchent des excuses, Bode Miller voit désormais clairement les raisons de sa contre-performance dans la descente des Jeux de Sotchi, dimanche, il n'y voyait pas assez bien.

"Je ne gagne pas quand le soleil est caché", a déclaré le meilleur skieur américain de tous les temps qui participe à ses cinquièmes Jeux olympiques à l'âge de 36 ans.

"Il y a cinq ans que je n'ai pas gagné quand le soleil était caché", a-t-il insisté au cours d'une conférence de presse après avoir participé mardi matin à une séance d'entraînement à la descente du Super-combiné qui aura lieu vendredi.

"J'étais censé me faire opérer des yeux au début de l'année. Parmi mes sponsors, il y a un chirurgien ophtalmologue mais nous n'avons jamais trouvé le temps pour l'opération à cause du calendrier des compétitions. En y repensant, il y a de quoi être furieux", a-t-il ajouté.

La vue est essentielle pour les skieurs de compétition et notamment les descendeurs qui dévalent les pistes parfois à plus de 130 km/h.

Ils doivent réagir au centième de seconde aux changements de terrain et au passage de l'ombre à la lumière et redoutent avant tout "le grand blanc" quand les nuages et la neige ne semblent faire qu'un.

LE TIGRE DEVIENT CHATON

"La vue est essentielle pour moi. Quand la lumière est parfaite, je peux rivaliser avec les meilleurs skieurs du monde. Quand elle est faible, mon style est plus affecté que celui des autres gars qui sont plus stables sur leurs skis", a expliqué Bode Miller.

L'Américain a reconnu qu'il avait réagi avec déception et colère à sa huitième place dans la descente qu'il avait dominée à l'entraînement la veille.

Son moral semblait encore touché après la séance d'entraînement à la descente du Super-combiné dont il a réalisé le meilleur temps en l'absence des principaux autres spécialistes de la vitesse qui s'étaient consacrés au slalom.

Outre ses problèmes de vue, il a maudit le réchauffement de la température qui ramollit la neige et favorise les slalomeurs car il empêche les descendeurs de creuser des écarts comme ils peuvent le faire sur neige glacée.

Toujours amateur de bons mots, l'Américain a jugé qu'à cause de la température d'environ 10 degrés, la piste de descente était en train de se transformer de "tigre de Sibérie en chaton".

"Il n'y a plus de difficultés, n'importe qui peut maintenant maîtriser toute la piste", a-t-il dit."La course s'annonce difficile pour moi. De telles conditions égalisent les valeurs."

Jean-Paul Couret pour le service français

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