JO 2024 : Paris se préoccupe déjà de l'avenir des installations

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EN IMAGES - L'attribution des Jeux olympiques de 2024 aura lieu dans 6 mois. Mais lors du Marché international des professionnels de l'immobilier, le Grand Paris a souligné que toutes les infrastructures nouvelles auront un avenir pour les Franciliens.Le butin n'a pas encore été partagé et voici que l'on se préoccupe déjà de l'héritage... Alors que l'attribution des Jeux olympiques 2024 doit être annoncée en septembre, le Grand Paris a profité du salon immobilier international Mipim (Marché international des professionnels de l'immobilier), à Cannes, pour souligner que les travaux qui seront réalisés à cette occasion seraient tous pérennes. «Ces Jeux permettraient surtout d'accélérer une dynamique et des investissements qui sont déjà engagés», explique Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Ile-de-France. Elle pense notamment aux transports en commun entre le Grand Paris express, la prolongation des lignes 12 et 14 du métro et la création des lignes 16 et 17. Sans oublier l'achat ou la modernisation de 1000 trains ou la dématérialisation sur smartphone des titres de transport. «Toutes les infrastructures seraient accessibles en transports en commun et en moins de 45 minutes, c'est la candidature la plus écolo jamais présentée devant le CIO», se félicite Valérie Pécresse. «Il s'agira de ne pas créer des éléphants blancs, ces infrastructures inutiles après les Jeux, précise Stéphane Troussel, président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis. Mais ça ne devrait pas être un problème puisque 95% des équipements existe déjà et l'essentiel de ce qui reste à construire doit l'être dans notre département.» Des travaux lancés malgré tout Il faudra notamment bâtir un village olympique à la Plaine Saint-Denis (93), un village des médias au Bourget ainsi qu'une piscine olympique avec une grande capacité d'accueil. Les 17.000 lits du village olympique laisseraient la place à 3500 logements tandis que la piscine qui serait construite par la métropole du Grand Paris correspond à un équipement qui faisait défaut à la région jusque-là. Tout semblerait donc aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, si l'on oublie les mises en garde de Patrick Braouezec, président de Plaine Commune (structure intercommunale qui regroupe Aubervilliers, Épinay-sur-Seine, L'Ile-Saint-Denis, La Courneuve, Pierrefitte-sur-Seine, Saint-Denis, Saint-Ouen, Stains, Villetaneuse). «C'est parfait de penser à l'utilisation qui sera faite par la population après les Jeux mais il faut savoir de quelle population on parle, explique-t-il. Il faudra maîtriser les coûts du foncier, s'assurer de la diversité des logements et éviter que ces nouvelles habitations ne repoussent un peu plus loin les populations en difficulté.» Une chose est sûre les travaux concernant les transports ou la piscine olympique se feront avec ou sans les Jeux, car «le mouvement est lancé et il est irréversible» explique Patrick Ollier, président de la Métropole du Grand Paris. Pour bon nombre d'observateurs, seule Los Angeles pourrait barrer la route à Paris après son échec pour les JO 2012. Verdict dans 180 jours.

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  • cyhelico il y a 9 mois

    LOL "Pour bon nombre d'observateurs, seule Los Angeles pourrait barrer la route à Paris après son échec pour les JO 2012"... sachant qu'il ne reste que 2 candidats, à savoir Paris et LA, c'est probable en effet. Un grand moment journalistique...

  • lm123457 il y a 9 mois

    Mais on n'en veut pas de es JO. C'est toujours un coût délirant et une occasion de financement de telle ou telle entreprise par les contribuables (par le biais de l'Etat et des collectivités locales). Aucun intérêt.