JO 2016 : les médailles olympiques, des biens très périssables

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Médailles olympiques.
Médailles olympiques.

Il faudra sans doute attendre dix ans et les analyses antidopage des échantillons prélevés à Rio pour connaître les « vrais » podiums des Jeux brésiliens.

Sur les podiums olympiques, voilà un refrain insidieux qui risque de résonner en écho aux hymnes nationaux joués en l’honneur des vainqueurs. Une musique lancinante, sur l’air du doute : combien des médaillés à Rio pourront-ils encore se targuer de leur breloque dans dix ans ? La question se pose avec acuité, en ces temps où les affaires de dopage rythment l’actualité sportive. Deux semaines avant le début des JO, le Comité international olympique (CIO) a annoncé 45 cas positifs après de nouvelles analyses d’échantillons prélevés lors des Jeux de Londres 2012 et de Pékin 2008.

Ils se sont ajoutés aux 53 déjà annoncés en mai et portent à 98 le nombre de sportifs pris a posteriori par la patrouille antidopage lors des deux dernières éditions olympiques. Série en cours puisqu’une troisième et quatrième salves de résultats devraient être annoncées pendant ou après les Jeux de Rio. Parmi les 306 podiums au Brésil, certains risquent d’être chamboulés dans un avenir plus ou moins proche et il faudra peut-être patienter dix ans (au-delà, des sanctions ne sont plus possibles) pour connaître l’identité des « vrais » médaillés.

Si l’immense majorité des noms des 98 positifs n’a pas encore été révélée, la valse des podiums de Londres et de Pékin s’annonce étourdissante. La médaille olympique est devenue un bien périssable au fil des avancées scientifiques qui permettent de déceler a posteriori des substances ou des méthodes de dopage indétectables au moment des compétitions. Le code ...

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