JO 2016 - Basket : Une génération s'en est allée...

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JO 2016 - Basket : Une génération s'en est allée...
JO 2016 - Basket : Une génération s'en est allée...

La France a perdu contre l’Espagne en quarts de finale des Jeux Olympiques. Cette défaite a aussi acté la fin d’une génération symbolisée par Tony Parker.

23 juillet 2000, Zagreb. Finale du championnat d’Europe juniors. France-Croatie. 65-64. L’équipe de France composée, entre autres, de Tony Parker, Boris Diaw, Mickaël Pietrus ou Ronny Turiaf vient d’écrire la première page d’une histoire qui durera seize ans.

Tony Parker, la star

Aujourd’hui, il ne reste que « TP » et « Babac » de cette génération 82. Diaw est le capitaine de cette équipe, mais Tony Parker en est clairement le porte-étendard. Parker, c’est celui qui allait plus vite que les autres. Sur les parquets, évidemment. Mais, aussi, en dehors. En 2001, à 19 ans, il rejoint la NBA. Boris Diaw et Mickaël Pietrus ne découvriront le championnat américain que deux ans plus tard. En 2003, justement, Parker devient le premier français à remporter la NBA. Ian Mahinmi et Rodrigue Beaubois lui succéderont en 2011. Tony Parker est également le premier français élu meilleur joueur des finales, lors du titre acquis en 2007. Il est l’unique jusque-là. Par son parcours, Tony Parker a initié une dynamique. Il a décomplexé le basket français.

Le bronze, la consécration et la reconnaissance mondiale

Le parcours de cette « génération Parker » dans les compétitions internationales a été tumultueux. Pourtant, dès l’Euro 2005, l’histoire commence plutôt bien. La France, portée par ses NBAers Parker-Diaw-M.Pietrus remporte une première médaille de bronze. Seulement, derrière, c’est la disette. Les échecs se succèdent. On commence même à se demander si cette génération qui brille sans le maillot bleu finira par remporter ce premier titre international que le basket attend. Cette génération, elle, n’en doute pas. Ce n’est pas le genre. Et en 2013, l’équipe, toujours construite autour du socle Parker-Diaw, réalise le tournoi parfait. En 2014, la France enchaîne avec une médaille de bronze mondiale.

La déception olympique

Seulement, lorsqu’on parlera de cette génération, on ajoutera toujours un « mais. » L’aventure olympique a été difficile. Tout d’abord les éditions 2004 et 2008 se déroulent sans les Bleus. En 2012, une génération d’espagnols, dite « dorée », sort les Bleus en quarts de finale. Quatre ans plus tard, Parker et Diaw sont les derniers représentants de cette génération 2000. D’autres s’y sont greffés comme Florent Pietrus (depuis 2001) et Mickaël Gelabale (depuis 2005). Mais, l’histoire se répète. Encore une fois la « génération dorée » surpasse la « génération Parker. » Le rêve olympique s’arrête ici. Ces Bleus ne feront pas aussi bien que l’argent remporté en 1948 et en 2000. L’histoire était belle. Elle est désormais finie.
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