JO 2014 - Sotchi : le nouveau rideau de fer

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Près de 100 000 policiers, militaires et membres des renseignements seront présents à Sotchi pour garantir la sécurité des touristes et des athlètes.
Près de 100 000 policiers, militaires et membres des renseignements seront présents à Sotchi pour garantir la sécurité des touristes et des athlètes.

Le 4 février, les autorités de la ville de Sotchi ont inauguré leur mur de la trêve, trois jours avant l'ouverture officielle des 22es Jeux olympiques d'hiver. Un édifice censé porter le message de l'ONU en novembre 2013 appelant à cesser les combats et à mettre fin aux querelles à travers le monde, le temps des olympiades (jusqu'à la mi-mars). Un voeu pieux au vu de l'imposant dispositif sécuritaire mis en place par les autorités russes à Sotchi. Un déploiement d'hommes et de moyens - plus de 1,4 milliard d'euros - sans précédent dans l'histoire olympique, que Moscou justifie par la menace islamiste, omniprésente dans la région. En effet, Sotchi et ses installations olympiques se trouvent aux pieds des monts du Caucase, "la région la plus instable d'Europe, traversée par de nombreux conflits depuis 1990", explique Aurélie Campana, professeur agrégée au département de sciences politiques de l'université Laval. Dans le viseur du Kremlin : les groupes islamistes de l'instable région du Caucase du Nord (Daguestan, Tchétchénie, etc.), responsables de plusieurs attentats à travers le pays ces dix dernières années. Ces derniers voient dans Sotchi l'occasion de frapper un grand coup, face aux caméras du monde, contre Moscou. Une menace que les autorités russes ne prennent pas à la légère. En effet, les Jeux olympiques de Sotchi "sont certainement les olympiades les plus menacées par le terrorisme de l'ère moderne", rappelle Aurélie...

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