JO 1936 : L'Italie fait taire la critique

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JO 1936 : L'Italie fait taire la critique
JO 1936 : L'Italie fait taire la critique

Des JO de Berlin en 1936, le commun des mortels ne retient généralement que la honte olympique d'avoir béni le régime nazi d'Hitler, et bien sûr les exploits de Jesse Owens. Mais le tournoi de football se révéla aussi l'un des plus épiques, et pitoyables. Avec, en vedette, une sélection transalpine ambassadrice du fascisme dans le Reich qui devait durer mille ans, et qui fit tout son possible, voire plus, pour l'emporter. Et tout commença par un étrange match contre les États-Unis.

Il faut commencer par le début. S'il n'y a pas eu de fait de boycott officiel des Olympiades de la croix gammée (en France, seul Pierre Mendès-France vote contre la participation à l'Assemblée nationale, et les Olimpiada Popular de Barcelone n'ont pu se tenir en raison du coup de force franquiste), dans le foot en revanche, de nombreux pays décident de faire l'impasse sur la compétition en Allemagne, laissant tranquillement leurs joueurs au repos à la maison. Il faut en effet se souvenir que nous sommes alors dans une grande phase de redistribution des cartes au sein du petit monde du ballon rond.

" Le football n'est pas à proprement parler un sport olympique "


Car si le tournoi olympique, et son succès auprès du public, a originellement stimulé, au sein de la FIFA, l'idée, puis la création de la Coupe du monde, les deux éditions initiales qui se sont tenues en 1930 et 1934 ont changé la donne. Plus que jamais, en prenant la voie du professionnalisme, le soccer s'éloigne des certitudes toujours aussi aristocratiques qui animent encore un CIO dirigé par un aréopage de notables viscéralement réacs, issus principalement de la vieille Europe (cf. Florence Carpentier, Le CIO en crises. La présidence de Henri de Baillet-Latour, 1925-1940, L'Harmattan). Le déjà plus populaire des sports se retrouve de la sorte viré du programme à Los Angeles en 1932. Lassé de tant d'hypocrisie, pour le retour dans la grande famille coubertincienne quatre ans plus tard, de nombreux pays décident de ne pas envoyer d'équipe défendre leurs couleurs, et notamment, pour ce qui nous concerne au premier chef, la France. De toute façon, comme le constate avec un brin de malice le journaliste Maurice Pefferkorn dans le journal du 17 juin 1936, " le football n'est pas à proprement parler un sport olympique ". Pas de regret donc, et dans l'Hexagone en pleine turbulence politique après l'accession de Léon Blum aux affaires, on a bien d'autres choses en tête, sans oublier que certains goûtent enfin à leur premières vacances.

Surtout, dans l'Hexagone, beaucoup avancent comme argument principal que dans certaines délégations, telles que l'Italie ou le pays hôte, les similis " pros " se sont…




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