Jimmy, oh Jimmy, silly boy !

le
0
Jimmy, oh Jimmy, silly boy !
Jimmy, oh Jimmy, silly boy !

Il y a 16 ans, Jimmy Glass, le gardien de but de Carlisle United, inscrivait l'un des buts les plus importants du club dans les arrêts de jeu d'un match crucial, permettant aux Cumbrians de se maintenir en Division Three. Aujourd'hui, et ce, malgré seulement trois matchs au club, Jimmy est une légende pour la Blue Army.

Il faut à certains joueurs des années pour devenir la légende d'un club. Des saisons entières à suer sous le même maillot, à marquer des buts déterminants, à s'afficher publiquement avec les couleurs du club, à être irréprochable sur le terrain et lors des entraînements. Des décennies, même, parfois, à se donner corps et âme à un club, à ses supporters et son blason. Les exemples sont nombreux : Totti à la Roma, Gerrard à Liverpool, Xavi à Barcelone, et tant d'autres. Et puis il y a Jimmy Glass, à Carlisle United. Une légende façonnée en quelques secondes seulement. Le temps de marquer un but, ni plus, ni moins. Mais pas n'importe quel but : une frappe rageuse dans le temps additionnel pour empêcher le club de quitter la Football League. Aujourd'hui à Brunton Park, tout au Nord de l'Angleterre, dans la région de Cumbria, tout le monde se souvient de ce moment unique et de ce gardien génial à qui il n'aura fallu qu'un match pour être adulé dans une ville entière. Raise your Glass for Jimmy !

Un rendez-vous crucial


Le 8 mai 1999, il émane de Brunton Park un mélange d'excitation et d'anxiété. Carlisle s'apprête à jouer sa dernière journée de Division Three (ancien nom de la League Two) comme un condamné s'apprête à monter sur l'échafaud. Après une saison catastrophique, le calcul est simple : si les Cumbrians ne font pas un meilleur résultat que leur concurrent direct pour le maintien, Scarborough, ils seront relégués et quitteront la Football League, direction la Football Conference. Autant dire qu'une telle issue serait cataclysmique pour la Blue Army, qui se masse dans les tribunes les mains jointes, priant pour un miracle. "L'atmosphère qui pesait sur la ville et sur le club était décourageante... On prenait la mesure de l'ampleur de l'événement qui nous attendait et de la pression qu'on supportait sur nos épaules", se souvient Jimmy Glass dans une interview accordée à la BBC. "S'imaginer devoir quitter la League met vraiment vos nerfs à l'épreuve", confirme son coéquipier Andrew Jenkins dans la même interview.

Au coup d'envoi, la tension atteint son paroxysme. "Tout le stade était pendu à la radio ou au téléphone pour savoir ce que faisait Scarborough dans le même temps. Mais nous, si nous ne gagnions pas, peu importait leur score à eux. Et c'était ça le pire. Notre destin n'était pas que dans nos mains ", raconte…




Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant