Jim Paulsen (Wells Fargo) n'exclut pas un euro à $1,20 en 2016

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    LONDRES, 1er décembre (Reuters) - L'euro pourrait rebondir 
jusqu'à 1,20 dollar d'ici la fin de l'an prochain, estime Jim 
Paulsen, responsable de la stratégie d'investissement chez Wells 
Fargo Asset Management. 
    Ce point de vue, qui va à l'encontre d'un consensus 
largement partagé sur les marchés, se fonde sur l'hypothèse 
selon laquelle le resserrement de l'écart entre les croissances 
aux Etats-Unis et en zone euro et un rebond des cours des 
matières premières finiront pas affaiblir le dollar.  
    Actuellement, l'euro est parti pour accuser son plus net 
recul sur un an depuis sa création en 1999. La plupart des 
analystes s'attendent à ce qu'il baisse encore l'an prochain. 
    Les analystes de Goldman Sachs et de Deutsche Bank par 
exemple prévoient un repli de la devise européenne jusqu'à 
respectivement 0,80 et 0,85 dollar d'ici 2017. 
    Mais Jim Paulsen souligne que la baisse des cours du pétrole 
cette année, la fin des politiques d'austérité dans une bonne 
partie de la zone euro et le programme massif de rachats 
d'actifs de la Banque centrale européenne (BCE) auront un impact 
positif sur la croissance des 19 pays de la zone euro. 
    "Cela devrait inciter à acheter l'euro et vendre le dollar", 
a déclaré Jim Paulsen mardi. "Nous pourrions voir 1,15 dollar, 
peut-être même 1,20 dollar, à la même période de l'an prochain." 
    L'euro a touché un plus bas de sept mois à 1,0555 dollar 
 EUR=  cette semaine et la plupart des analystes s'attendent à 
ce qu'il passe sous le dollar à un moment ou un autre en 2016. 
    Avec cette prise de position contrariante, Jim Paulsen 
rejoint le responsable de la stratégie devises de HSBC, David 
Bloom, qui pense également que l'euro va rebondir vers 1,20 
dollar et qui était le seul jusqu'ici à tabler sur un euro en 
hausse en 2016. 
    Le responsable de la stratégie de Wells Fargo note que le 
dollar baisse toujours une fois que la Réserve fédérale 
américaine a commencé à relever ses taux, un mouvement qui 
devrait être renforcé si les cours des matières premières se 
redressent. 
    La Fed doit relever ses taux ce mois-ci pour la première 
fois depuis 2006, puis continuer progressivement à le faire tout 
au long de l'année.  
    Jim Paulsen s'attend à ce que la croissance de l'économie 
américaine continue de croître de 2,5% l'an prochain. La 
croissance en zone euro sera plus faible mais l'écart de 
croissance devrait s'amenuiser avec les mesures de la BCE.  
    "La zone euro est comme les Etats-Unis, mais avec deux ans 
de retard", a-t-il dit. 
 
 (Jamie McGeever, Juliette Rouillon pour le service français, 
édité par Véronique Tison) 
 

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