«Jihadi John» : sa mère l'avait identifié dès le début

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«Jihadi John» : sa mère l'avait identifié dès le début
«Jihadi John» : sa mère l'avait identifié dès le début

Son accent anglais avait intrigué les enquêteurs. Le bourreau des journalistes américains James Foley et Steven Sotloff, qui apparaissait dans une vidéo de propagande de Daech (le groupe Etat islamique) en août dernier, a été identifié cette semaine par des experts comme étant un certain Mohammed Emwazi. Contrairement à ce qu'elle avait dit aux enquêteurs à l'époque, la mère de «Jihadi John» l'a immédiatement reconnu. C'est ce qu'assurent ce lundi les autorités du Koweit, dont est originaire.

Selon elles, Ghania Emwazi a reconnu «instantanément» son fils sur la violente vidéo de Daech, notamment en écoutant sa voix, rapporte The Telegraph. Elle se serait écrié «C'est mon fils» au moment où il décapite le journaliste James Foley. Mais «elle ne l'a pas dit aux autorités», précise le Koweit.

Dernier contact avec son père en 2013?

Depuis quelques temps déjà, les autorités remettaient en question la parole des parents de Mohammed Emwazi. Selon ABC News, ils avaient expliqué aux enquêteurs que leur dernier contact avec leur fils remontait à à la mi-2013, lorsqu'il les avait appelés depuis la Turquie. Il leur avait alors dit qu'il allait faire de l'humanitaire en Syrie. Le père de Mohammed Emwazi, un ancien policier, assure qu'il attendait avec angoisse l'annonce de la mort de son fils.

Devenu un symbole de la barbarie de Daech, Mohammed Emwazi était, selon ses amis, issu d'une famille de classe moyenne, s'habillait avec goût, mais portait la barbe et évitait tout contact visuel avec les femmes. Diplômé en informatique de l'université de Westminster, il est décrit comme discret et intelligent.

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L'organisation de défense des droits des musulmans CAGE a diffusé un long portrait jeudi. Emwazi aurait été détenu, interrogé à plusieurs reprises en Tanzanie, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Le MI5 aurait vainement tenté de le recruter. Il ...

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