"Jihadi John" était membre d'un réseau lié à un attentat manqué

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LONDRES, 1er mars (Reuters) - Mohammed Emwazi, le bourreau britannique de l'Etat islamique surnommé "Djihadi John" qui a été identifié cette semaine, faisait partie d'un réseau en contact avec un homme condamné pour un attentat manqué en 2005, disent les autorités britanniques dans des documents repris dimanche par la presse. Plusieurs vidéos du mouvement djihadiste le montrent décapitant ses victimes après s'être exprimé en anglais avec l'accent britannique, ce qui lui valu son surnom. Cagoulé et vêtu de noir, il aurait ainsi exécuté trois Américains, deux Britanniques et plusieurs Syriens. Son identité, dévoilée jeudi par le Washington post, a été confirmée de sources proches des autorités américaines. ID:nL5N0W04KI Les documents publiés dimanche par l'Observer et le Sunday Telegraph, qui sont consultables sur internet, portent sur les auditions réalisées en 2011 et 2013 de deux Londoniens d'origines iranienne et éthiopienne désignés sous les noms de codes "CE" et "J1" qui étaient en contact avec lui. On y apprend que Mohammed Emwazi est connu depuis 2011 des services de sécurité britanniques qui le soupçonnaient de participer financièrement et matériellement à des "projets terroristes" en Somalie. Selon eux, il appartenait à un réseau formé d'une douzaine de membres, dont "J1", qui a eu des contacts téléphoniques avec Hussain Osman la veille de l'attentat manqué de juillet 2005 pour lequel il a été condamné en 2007 à 40 ans de prison. Deux semaines plus tôt, le 7 juillet 2005, des attentats commis par un autre réseau islamiste avaient fait 52 morts dans les transports londoniens. Le cas de "Djihadi John" a donné lieu à une polémique sur le rôle des services de renseignement. L'opposition travailliste accuse le gouvernement conservateur de David Cameron, qui briguera un nouveau mandat le 7 mai, de leur avoir "lié les mains". Une autre controverse, qui porte sur les moyens à mettre en oeuvre pour empêcher les imams radicaux de prêcher, oppose les Tories à leurs partenaires du Parti libéral démocrate. (Andrew Osborn, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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