Jihadi John, bourreau de Daech, disait penser au suicide en 2010

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Jihadi John, bourreau de Daech, disait penser au suicide en 2010
Jihadi John, bourreau de Daech, disait penser au suicide en 2010

Identifié cette semaine par des médias et des experts comme l'homme qui apparaît sur des vidéos de décapitation d'otages occidentaux publiées par Daech, le Britannique Mohammed Emwazi, surnommé Jihadi John, avait déclaré en 2010 à un journaliste qu'il songeait au suicide en raison de la pression des services de sécurité britanniques. C'est ce que révèle un courrier électronique envoyé avant son départ en Syrie et publié ce dimanche dans le journal britannique «Mail on sunday».

Ce Londonien, assassin masqué du groupe de l'Etat islamique (EI), se sentait parfois comme un «homme mort», selon les termes de son mail daté du 14 décembre 2010 et envoyé au journaliste Robert Verkaik. Cet état résultait, d'après lui, de la pression que lui imposaient les services de sécurité britanniques.

Cage, une organisation de défense des droits des musulmans, qui a son siège à Londres, affirme que le service de renseignement intérieur britannique MI5 a surveillé Emwazi à partir de 2009 au moins et que cette pression a contribué à sa radicalisation. Selon l'organisation, le MI6, les services secrets, aurait même vainement tenté de le recruter, une thèse rejetée par le gouvernement et le maire de Londres.

Il croit avoir vendu son ordinateur à un espion

Dans son courriel, Mohammed Emwazi raconte, à titre de preuve, qu'il a vendu son ordinateur portable en ligne à quelqu'un qui, selon lui, s'est révélé appartenir aux services de sécurité. Il explique que l'acheteur «n'a même pas regardé si l'ordinateur portable marchait (quand vous achetez quelque chose à quelqu'un que vous ne connaissez pas, généralement vous testez le produit !!!)». Lors du paiement, il assure que son client le remercie en l'appelant par son prénom. «JE N'AI JAMAIS DONNÉ MON PRÉNOM À CETTE PERSONNE. C'ÉTAIT IMPOSSIBLE QU'IL CONNAISSE MON PRÉNOM !!!», écrit-il en lettres majuscules. «Je savais que c'était eux, ajoute-t-il. Parfois je me ...

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