Jeux vidéo: les développeuses veulent plus de femmes aux manettes

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Jeux vidéo: les développeuses veulent plus de femmes aux manettes
Jeux vidéo: les développeuses veulent plus de femmes aux manettes

Un nombre grandissant d'amateurs de jeux vidéos mettent au défi le secteur de changer les règles jugées trop misogynes d'un milieu où les femmes sont de plus en plus présentes. La Game Developers Conference qui a lieu cette semaine à San Francisco a abordé la question du traitement réservé aux femmes dans ce milieu après la multiplication récentes d'attaques au vitriol et souvent anonymes de conceptrices de jeux vidéo. "Si vous êtes marginalisé d'une quelconque manière, si vous élevez le ton pour prendre la défense de personnes marginalisées ou pour demander plus de diversité... on considère comme acquis le fait que vous avez probablement été harcelé", explique la développeuse Elizabeth Sampat lors d'une conférence sur le harcèlement dans le milieu des jeux vidéos. L'année dernière, "l'affaire Zoe Quinn" dite le "GamerGate" a fait date dans cette communauté en ligne. A l'origine, l'opération avait pour objectif de dénoncer la corruption des journalistes spécialisés dans les jeux vidéos. Mais la campagne s'est transformée en pugilat contre la dévelopeuse indépendante Zoe Quinn, accusée par son ancien petit ami d'avoir tiré partie de sa relation avec un journaliste de Kotaku, un site de référence en la matière, pour promouvoir ses jeux. Menacée de viol, de meurtre ou encore de mutilation, la jeune femme a affirmé avoir été contrainte de déménager pour échapper à ce flot d'attaques anonymes. "Si le +GamerGate+ avait été le nom donné à une bombe atomique, j'ai été celle sur qui la bombe est tombée", dit-elle lors de cette table ronde. "Cela aurait pu arriver à n'importe qui. Il aura juste suffi d'un ex". Une étude publiée l'année dernière par l'Internationl Game Developers Association (IGDA) a démontré que seules 22% des personnes travaillant dans ce secteur étaient des femmes, soit une augmentation de 15% par rapport à il y a cinq ans. L'étude ...

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