Jeux d'argent : on n'a jamais autant misé

le
0
Jeux d'argent : on n'a jamais autant misé
Jeux d'argent : on n'a jamais autant misé

Au Mokafé, une brasserie de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), Gabriel, 78 ans, retraité au pantalon en velours kaki, valide une grille d'Euro Millions. « Est-ce que c'est les bons numéros que j'ai joués ? » demande-t-il à José, le préposé aux jeux et aux cigarettes. « Pour le moment, ils sont tous bons. Mais, après le tirage, on verra ! » réplique l'employé moustachu. Gabriel fait partie des 26,3 millions de clients de la Française des jeux (FDJ). Des consommateurs de hasard qui n'ont jamais autant misé, si l'on en croit l'opérateur qui présente aujourd'hui ses comptes 2015.

L'année dernière, dans un climat de morosité propice aux rêves les plus fous, ils ont investi, en moyenne, 10 € par semaine, soit 70 centimes de plus qu'en 2014. Résultat : l'entreprise publique détenue à 72 % par l'Etat a vu bondir son chiffre d'affaires de 5,4 %, engrangeant 700 M€ supplémentaires pour atteindre 13,7 Mds€. Un record. «En période de crise, ça boit moins, ça mange moins mais ça joue plus !» observe un employé du Mokafé.

Comme la majorité des Français, Gabriel a plus souvent perdu que gagné. « Une fois, j'ai récupéré 8,50€, mais là, c'était un grand jour », sourit-il. S'il ne baisse pas les bras, c'est parce qu'il croit toujours en sa bonne étoile. « Un jackpot, ça fait rêver, c'est comme un beau bijou dans une vitrine. Si je le touche, ça sera un appartement pour chacun de mes trois enfants », projette le septuagénaire.

Au comptoir, Alan, 74 ans, gratte un Vegas et un Black Jack. Il vient d'acheter aussi plusieurs grilles du jeu de tirage Keno... après avoir encaissé 30 € de bénéfices. « Moi, je joue ce que la FDJ me donne. Et quand je gagne des gros lots, je mets le pognon à la banque. Par le passé, j'ai déjà remporté trois fois 30 000 € au Keno et une fois 30 000 au Rapido », calcule l'ex-tradeur qui adore aussi boursicoter.

Dans les bars, le grattage est roi

Yvo, ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant