Jeunesse, insurrection, transgression : nos choix cinéma

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Jeunesse, insurrection, transgression : nos choix cinéma
Jeunesse, insurrection, transgression : nos choix cinéma

Chaque mercredi, La Matinale vous présente une sélection de films à voir sur grand écran.

La jeunesse est mal en point, mais le cinéma veut la sauver. Avec des points de vue, et des propositions esthétiques très différentes, trois films mettent en scène la puissance du désir, et de la révolte, d’une génération à laquelle on ne promet plus rien.

LA SOLITUDE DES POSEURS DE BOMBE : « Nocturama », de Bertrand Bonello

On reconnaît sans doute un grand film à sa capacité de porter à un très haut degré de confusion plusieurs caractéristiques essentielles et contradictoires du cinéma : celle de rendre les idées sensibles et celle de filmer des corps en mouvement, de capter le réel visible et de produire de la pensée. Le nouvel ouvrage de Bertrand Bonello parvient miraculeusement à réaliser cette si délicate alchimie. Il fallait, notamment, pour cela, que Nocturama fût un film coupé en deux. La pliure du récit y articule deux moments dont le second vient à la fois prolonger et éclairer le premier. Que faire de son action une fois qu’on l’a réalisée ? Quel sens aura celle-ci dans un monde qui n’en aura finalement rien à faire ?

Les premières images du film plongent le spectateur dans ce qui semble être un thriller, évoquant le récit de la préparation d’un hold-up : une série envoûtante de mouvements d’appareils suivant ou précédant le déplacement mystérieux de jeunes gens, post-adolescents urbains d’aujourd’hui, dans les couloirs du métro ou les rues de Paris. La teneur de leur projet se dévoilera progressivement : commettre une série d’attentats simultanés, à l’évident...

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