Jeunes socialistes : héritiers et fiers de l'être

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Ophélie Wattier et Laura Slimani tractent pour le MJS devant le lycée Jules-Ferry à Paris.
Ophélie Wattier et Laura Slimani tractent pour le MJS devant le lycée Jules-Ferry à Paris.

Mocassins en nubuck ou Bensimon, foulard nonchalamment noué, jeans slims, grosses lunettes, sacs de plage en coton et tracts en main, Ophélie, Anne, Simon, Aurélien, Johan et Laura, "camarades" parisiens du Mouvement des jeunes socialistes, sont prêts à recruter devant le lycée Jules-Ferry, situé dans le 9e arrondissement parisien. La méthode : engager des débats avec les lycéens pour réveiller le militant qui est en eux, tout "en évitant d'adopter un ton professoral". Et leur faire comprendre qu'ils peuvent se rendre utiles sans pour autant délaisser les réjouissances du monde des jeunes adultes. Pas le temps de vous engager ? "Ça prend le temps qu'on veut bien y consacrer", répondent-ils.

Vous n'aimez pas le PS ou François Hollande ? Peu importe, "le MJS, c'est pas pareil !" répondent-ils. C'est Benoît Hamon, leur ancien président, aujourd'hui ministre délégué à l'Économie sociale et solidaire, qui, en 1994, a décidé de faire sécession. Maintenant que le PS est aux manettes, le rôle du MJS, qui revendique 7 000 adhérents, consiste à "porter la parole du gouvernement auprès des jeunes et la parole des jeunes au gouvernement" selon la formule débitée par Khaynes Solis, responsable de la fédération de l'Essonne. "Avant cette date, la jeunesse et le parti étaient totalement liés", rappelle le politologue Laurent Bouvet. "Sous la conduite de Benoît Hamon, c'est devenu une sorte de courant.""Une pouponnière"

Un courant, mais...

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