Jeunes footballeurs à l'abordage du rêve américain

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Jeunes footballeurs à l'abordage du rêve américain
Jeunes footballeurs à l'abordage du rêve américain

Les États-Unis, son American Way of Life et sa MLS, c'est ce que sont venus chercher une centaine de jeunes venus de partout en France lors d'une journée de détection organisée par le Centre national du football de Clairefontaine. Ils sont de plus en plus chaque année à envisager un départ vers le continent de tous les possibles. Alors, le soccer, plus un truc de plouc ?

La température est négative ce samedi matin de février, et le vent fait danser la cime des arbres bordant les terrains de Clairefontaine. Pas des conditions optimales pour taper dans la balle donc, mais peu importe, le jeu en vaut la chandelle. Ils sont 90, soit le double de l'an dernier, venant de centres de formation de clubs de Ligue 1, Ligue 2 et même de clubs amateurs, à s'être pointés dans l'habituel camp retranché des Bleus. Paradoxalement, c'est pourtant bien l'Hexagone qu'ils espèrent quitter pour rejoindre les États-Unis et son soccer en pleine expansion. Face à eux, une ribambelle de recruteurs, 25 au total, débarqués directement du pays de l'Oncle Sam avec des accents plus ou moins marqués. Des coachs attentifs, arborant fièrement sur leur veste l'écusson brodé de l'équipe sportive universitaire qu'ils viennent représenter : Delaware, Marshall, HA University, New England Revolution, Portland, toutes présentes pour superviser une génération de jeunes Français biberonnés aux séries US. Le cocktail semble parfait.

" Je vais aux États-Unis avec l'envie de tout casser "

"Je souris, mais là, je joue ma vie !"


Cela fait trois ans maintenant que la Fédération française de football s'est associée à la Major League of Soccer (MLS) pour transmettre le savoir-faire de ses techniciens aux entraîneurs américains. Dans cette même logique visant à exporter le savoir-faire sportif national, a été créée l'agence FFFUSA organisant le départ de jeunes joueurs français vers les universités américaines. D'où cette journée de détection, pour ceux ayant compris bien assez tôt que la marche du monde pro serait trop haute, et qui ne seraient pas contre reprendre un cursus scolaire sérieux, bourse sportive comprise (entre 10 000 et 60 000 dollars, quand même...) de l'autre côté de l'Atlantique. C'est le cas de Guillaume, 21 ans, défenseur central passé par le centre de formation de Montpellier, mais qui n'a finalement pas signé de contrat pro du côté de la Paillade. Cette journée de détection, cela fait des mois qu'il y pense pendant les entraînements de l'AS Lattes (DH) où il évolue désormais, en…



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