Jeune et Serge

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Jeune et Serge
Jeune et Serge

Nouvelle arme du PSG, Serge Aurier confirme à 22 ans son immense potentiel après une année d'intégration. Désormais installé dans le couloir droit, le latéral ivoirien n'a d'ailleurs pas fini de progresser. Grâce au travail, mais également des capacités inégalées dans l'art de la vanne.

Il danse, court, marque. Pas tout le temps dans cet ordre, mais Serge Aurier sait mieux que quiconque allier ces plaisirs. Car le latéral droit du PSG est un homme qui sait désormais tout faire. Défendre, plutôt bien, attaquer, parfaitement, sans se départir d'une bonne humeur et d'un sens de la vanne bien aiguisé. Une performance qui témoigne de la maturité du joueur, monstre physique à l'ascension fulgurante. Des quartiers de Sevran au centre de formation de Lens, en passant par Toulouse et désormais à Paris, tous peuvent en effet témoigner d'un chambreur hors pair doublé d'un professionnel exemplaire. Un gage de réussite pour l'Ivoirien, bien installé dans le couloir du PSG et déjà presque incontournable à son poste. À seulement 22 ans.

Le rappeur de Sevran


Face au Shakhtar Donetsk, Aurier a démontré son changement de catégorie. Uu but plein de rage en début de match, un sauvetage héroïque dans la surface, et le Parisien a glané sans aucune difficulté le titre de meilleur joueur de la rencontre. Une surprise au milieu des stars aguerries facturant des carrières longues comme le bras et des titres à foison ? Pas vraiment. Car Serge Aurier est un gamin qui a toujours pris de l'avance. Parti de Côte d'Ivoire après ses 10 ans, il débarque à Sevran, ses quartiers populaires, ses terrains de cité. Pas de quoi effrayer le nouvel arrivant, qui s'accommode parfaitement à cette nouvelle vie et jure fidélité à sa commune d'accueil. Mais Aurier est déjà au-dessus du lot. Inscrit au club de Villepinte, il est rapidement repéré par les clubs professionnels. Djamel Femmami, qui conduisait le jeune Serge à l'entraînement de Villepinte, détaillait dans Le Parisien : "Je me souviens d'un match contre le PSG, où nous avions gagné et où il avait inscrit les quatre buts. À partir de là, tous les recruteurs le pistaient, mais c'est Lens qui a emporté le morceau." En 2006, direction les Sang et Or, leur centre de formation, mais aussi leur situation géographique Alexandre Coeff, défenseur du Gazélec et partenaire de l'époque, explique : "Lens-Nord de la région parisienne, c'est vite fait. Donc quand on avait un week-end, quand on n'avait pas de match, il rentrait. Il était fier de parler de son 9-3, il en parlait tout le temps !" Et le chantait même. Grand fan de rap devant l'éternel, Aurier ne décolle pas ses oreilles des disques de Sefyu et va même jusqu'à prendre le mic'.…


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