Jeu de go : l'ordinateur remporte la deuxième manche contre le champion du monde

le , mis à jour à 14:55
1
Jeu de go : l'ordinateur remporte la deuxième manche contre le champion du monde
Jeu de go : l'ordinateur remporte la deuxième manche contre le champion du monde

La machine continue de dominer l'homme. Au lendemain de sa première victoire contre le grand maître sud-coréen du jeu de go, Lee Se-Dol, le superordinateur AlphaGo a remporté ce jeudi la deuxième manche d'une série de cinq. 

AlphaGo, intelligence artificielle (IA) développée par DeepMind, une filiale de Google, a prouvé en quatre heures et demie que sa réussite surprise de mercredi n'était pas due à la chance. La taille du tablier du jeu de go, composé de 19 lignes sur 19, offre un nombre incalculable de configurations possibles. Cela signifie que l'intuition et la créativité sont essentielles pour gagner à très haut niveau, deux domaines dans lesquels, a priori, l'être humain devrait être supérieur à la machine.

«Je suis sans voix. Je reconnais qu'il s'agit d'une défaite sans équivoque. AlphaGo a joué un jeu quasi parfait aujourd'hui. Je vais faire de mon mieux pour gagner au moins une manche», a réagi Lee Se-Dol.

VIDEO. L'ordinateur inflige un premier revers au grand maître du go

VIDEO. Apprendre à jouer au jeu de go

En 1997, l'ordinateur Deep Blue d'IBM a créé la sensation en terrassant le champion du monde d'échecs Garry Kasparov. Le défi semble bien plus relevé pour la machine au jeu de go, dans lequel deux adversaires tentent d'occuper le plus d'espace sur le plateau de 19 lignes sur 19 en plaçant alternativement des pions (pierres) noirs et blancs.

Le programme d'intelligence artificielle AlphaGo est devenu célèbre en écrasant 5-0, à l'automne 2015, Fan Hui, le champion d'Europe du jeu de go. Beaucoup de spécialistes du jeu ont considéré que Lee Se-Dol serait un adversaire autrement coriace pour la machine. Au final, c'est le champion sud-coréen qui, de nouveau, a été mis au supplice par les coups «extraordinairement inhabituels» de l'ordinateur, selon le commentateur et joueur professionnel Kim Seong-Ryong. «Si vous interrogez les 1 300 joueurs professionnels que comptent la ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


A lire aussi sur Le Parisien.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • frk987 il y a 9 mois

    Avec des jeux mathématiques type échecs, go, dames, le pékin n'a aucune chance contre une machine. Du reste qui parle encore des championnats mondiaux d'échecs style Fisher-Spasski...plus personne et pour cause, n'importe quel gros engin fera mieux. triste mais c'est ainsi.