Jesús Corona, ivre de dribbles

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Jesús Corona, ivre de dribbles
Jesús Corona, ivre de dribbles

Annoncé comme un futur crack depuis trois ans, recruté en fin de mercato par des Dragons qui avaient du plomb dans l'aile, Jesús Corona commence tout doucement à confirmer les espoirs qui étaient placés en lui. Joueur le plus efficace du FC Porto, le Mexicain est avant tout un dribbleur. Et un homme qui a mérité tout le respect de Jacques Chirac, bien que ce dernier ne le connaisse pas.

Coup de chance ou génie ? Il y a tout juste une semaine, la vidéo du troisième but de Porto contre l'União Madeira, signé Jesús Corona, faisait le tour des Internet. D'un centre-tir venu d'un autre monde, le Mexicain surprend un André Moreira dépité et inscrit son cinquième pion en six matchs de Liga Nos (il a encore marqué samedi soir face à Paços de Ferreira et en est désormais à six en sept rencontres). Le voilà devant Vincent Aboubakar au sommet du classement des buteurs portistas en championnat. Auteur d'un excellent début d'exercice, mais en manque de confiance depuis plusieurs semaines, le Camerounais doit envier la réussite que connaît actuellement son coéquipier mexicain. Six buts en sept rencontres, soit, mais surtout en seulement 516 minutes passées sur les pelouses lusitaniennes. Autrement dit, Tecatito a besoin de moins de 90 minutes pour marquer. Costaud, mais pas encore au point en Ligue des champions, où son sens du but n'a toujours pas pu s'exprimer... en 89 minutes. Il serait bien inspiré de se réveiller aujourd'hui contre Chelsea. D'autant que Courtois sera de retour dans les cages des Blues. Une autre paire de manches que de tromper les braves gardiens de Liga Nos.

Feu-follet fainéant


Contrairement à la plupart des Latinos qui posent leur valise dans la ville invaincue, le petit Jesus ne peut pas excuser ses timides entrées en C1 par une mauvaise adaptation au football européen. Et pour cause, l'ailier formé à Monterrey est passé par les Pays-Bas et Twente (2013-2015), avant de se faire repérer par la cellule de recrutement portista. Souvent décisif, souvent buteur, le natif d'Hermosillo va rarement au bout des 90 minutes en Eredivisie et peine à obtenir le statut de titulaire indiscutable jusqu'à la dernière ligne droite de son séjour en terres hollandaises. Trop fainéant, trop peu professionnel, ce surdoué du dribble ne fait pas grand-chose pour se séparer de son physique de crevette.

En septembre dernier, il n'hésite d'ailleurs pas à faire son autocritique dans les colonnes du journal Excelsior. "J'ai mal fait les choses aux Pays-Bas. Les critiques que j'ai reçues étaient correctes. Je ne travaillais ni ma résistance ni ma force et je ne pouvais pas être compétitif. Maintenant, je prends mieux soin de moi." Limité par une génétique capricieuse comme a pu l'être Ángel Di…




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