Jesé, l'année d'après

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Jesé, l'année d'après
Jesé, l'année d'après

Gravement blessé en mars dernier, Jesé Rodríguez entraperçoit le bout du tunnel. Déjà buteur en Coupe du Roi en décembre, il espère rapidement retrouver les prés de Liga. Cela tombe bien, le marathon de matchs du Real en janvier est sa chance.

C'était déjà la 17e journée de Liga. C'était il y a un an. Ce 22 décembre 2013, le Real Madrid se déplace sur la pelouse du FC Valence. À Mestalla, le cadran affiche la 82e minute, et les deux clubs se neutralisent deux buts partout. Excentré dans l'axe de la surface de Guaita, Jesé Rodríguez est servi par Luka Modri?. Sans prendre le temps de cogiter, le canterano de la Fabrica décoche une soudaine frappe à ras de terre qui file entre les doigts du portier ché et décroche par là même une victoire presque inespérée. Sa joie est outrancière, tout comme ses larmes, quelques mois plus tard. Le 18 décembre, lors du huitième de finale retour de Ligue des champions face à Schalke 04, l'attaquant de poche merengue ne résiste pas à la charge du Bosnien Kolašinac. Son genou cède, son début de carrière si prometteur est mis entre parenthèses. Depuis, il a dû traverser une galère de plus de huit mois, entrecoupée de complications suite à son opération et par le lancement de sa carrière de rappeur en solo. Enfin, ce dimanche, il pourrait faire son retour en Liga, lui "la recrue hivernale" du Real Madrid dixit Ancelotti.
Ancelotti, confident plus qu'entraîneur
Carlo Ancelotti est d'ailleurs l'un des nombreux amoureux de Jesé Rodríguez. Et sûrement l'un des plus importants. Avant sa rupture des ligaments croisés de mars 2014, il l'avait décrit dans les colonnes du Corriere dello Sport comme "un talent fou" : "J'ai entraîné peu de joueurs si bons que lui à son âge, peut-être Pato à Milan". Après sa rupture, il est devenu son confident plus que son admirateur. Et pour cause, à 22 ans, Carlito, alors joueur de l'AS Roma, avait souffert du même mal. "Il a eu la même blessure et il m'a énormément aidé avec son expérience et ses mots. Son meilleur conseil ? Il y a trois mois, avant de revenir, il m'a dit : "Tu as 21 ans et tu ne dois pas être pressé. Tu dois écouter ton corps et ta tête, et avoir de la tranquillité parce qu'il te reste beaucoup d'années dans le football"", racontait-il mi-décembre sur le site de la FIFA. Des conseils semblent-ils précieux qui lui ont permis de prendre son mal en patience. Avec ses 258 jours de convalescence avant de retrouver le chemin de l'entraînement, Jesé a rongé son frein et enchaîné les stages en solitaire.

Pépite du centre de formation merengue – que...




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