Jérusalem, un statut jamais réglé

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Touristes surplombant le mur des Lamentations et au loin le Dôme du Rocher et la mosquée Al Aqsa, sur l'esplanade des Mosquées, dans la Vieille ville de Jérusalem.   (crédit : )
Touristes surplombant le mur des Lamentations et au loin le Dôme du Rocher et la mosquée Al Aqsa, sur l'esplanade des Mosquées, dans la Vieille ville de Jérusalem.   (crédit : )

S'il met sa menace à exécution et déplace l'ambassade des États-Unis de Tel Aviv à Jérusalem, il fait de celle-ci la capitale d'Israël. Et a bien conscience de rompre avec la politique observée par son pays pendant des décennies. En 1995, le Congrès américain a voté le Jerusalem Embassy Act, qui prévoyait de déménager l'ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, "capitale de l'État d'Israël". Mais tous les six mois, le président des États-Unis devait choisir de signer une dérogation pour la maintenir à Tel Aviv, au nom de la « sécurité nationale des États-Unis », ou d'appliquer cette loi. Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama ont signé. Trump, lui, avait promis de déplacer l'ambassade, pendant sa campagne. Au nom de la « reconnaissance d'une réalité » historique, selon un membre de son administration. Au risque d'enflammer toute la région. Car le statut de Jérusalem n'a jamais été réglé, opposant Israéliens et Autorité palestinienne, tandis que la communauté internationale n'a jamais reconnu la Ville sainte comme capitale d'Israël.

Le 29 novembre 1947, le plan de partage des Nations unies prévoit la partition de la Palestine, où les troupes anglaises sont entrées en décembre 1917 et sous mandat britannique depuis 1920. Il crée ainsi un État juif (55 % de la Palestine mandataire mais 37 % de la population) et un État arabe. Jérusalem, elle, devient zone internationale, administrée par...

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