Jérôme Kerviel devra (encore) attendre

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J'ai fait ce que la banque m'a appris à faire et je n'ai volé personne, martèle l'ancien trader.
J'ai fait ce que la banque m'a appris à faire et je n'ai volé personne, martèle l'ancien trader.

La Cour de cassation se prononcera le 19 mars sur le pourvoi de l'ancien trader de la Société générale Jérôme Kerviel, dont la défense a plaidé jeudi qu'il ne pouvait être tenu pour seul responsable de la perte massive subie par la banque. Condamné en première instance et en appel à la même peine de 5 ans d'emprisonnement dont 3 ferme, Jérôme Kerviel reconnaît une part de responsabilité, mais nie avoir agi en secret. "J'ai fait ce que la banque m'a appris à faire et je n'ai volé personne", martèle-t-il encore dans un entretien au site catholique d'information Aleteia. Absent à l'audience jeudi, il risque l'incarcération à bref délai en cas de rejet du pourvoi."On voudrait condamner à vie un ancien trader qui n'a jamais agi que dans l'intérêt de sa banque, qui récompensait chaque année en bonus sa seule hiérarchie pour sa conduite spéculative inconsidérée ?" s'est insurgée lundi l'ancienne magistrate et députée européenne EELV Eva Joly sur le site du Huffington Post. Jérôme Kerviel bénéficie également du soutien de Jean-Luc Mélenchon. "Les banques sont nos ennemis aujourd'hui, car nous ne voulons pas du désastre qu'elles organisent. Kerviel en était un rouage actif, content de lui et du système. Mais Kerviel est innocent", plaidait dans une tribune, en juillet dernier, l'homme de gauche. "Une victime négligente n'est pas pour autant une victime consentante" La banque savait ou aurait dû savoir ce qui se tramait dans...

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