Jérôme Kerviel crie au complot

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Au deuxième jour de son procès en appel, l'ex-trader s'est décrit manipulé par la banque.

Mieux que «la banque savait»: la banque complotait. Au deuxième jour de son procès en appel, Jérôme Kerviel, condamné en première instance à trois ans de prison ferme et 4,9 milliards d'euros de dommages et intérêts, a avancé une hypothèse inédite pour expliquer l'interruption brutale de son contrat de travail à la Société générale, en janvier 2008.

L'ancien trader est, depuis lundi, en grande difficulté pour justifier les centaines de fausses écritures comptables destinées à masquer ses positions extravagantes: fin mai 2007, il spécule à la baisse à hauteur de 20 milliards d'euros sur un marché qui s'obstine à monter.

L'audience tourne en rond

Lorsque les contrôleurs de la banque, qui n'ont pas l'air bien méchant au demeurant, tiquent sur tel ou tel investissement, il invente aussitôt des justifications et des «couvertures», tout en soutenant à présent que sa hiérarchie est au courant de tout. Tantôt il fournit la notice d'un produit financier r

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