Jérôme Guedj : «M. Macron, bienvenue chez les frondeurs !»

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Jérôme Guedj : «M. Macron, bienvenue chez les frondeurs !»
Jérôme Guedj : «M. Macron, bienvenue chez les frondeurs !»

C'est le cadeau de noël d'Emmanuel Macron aux frondeurs du PS, qui contestent la ligne économique du gouvernement : le pacte de responsabilité ne marche pas. « C'est un échec et c'est aussi le sien », a ainsi reconnu pour la première fois hier le ministre de l'Economie sur Radio Classique en visant le patron du Medef, Pierre Gattaz. Conçu par François Hollande et Macron lui-même, ce pacte voté au printemps permet de baisser les cotisations patronales de 40 Mds¤ d'ici à 2017 en échange de créations d'emplois. Cependant, seules deux branches professionnelles, la métallurgie et la chimie, se sont formellement engagées. Du coup, les frondeurs, comme Jérôme Guedj, le président PS du conseil général de l'Essonne, se sentent pousser des ailes.

L'aveu d'Emmanuel Macron va-t-il dans le bon sens ?

JÉRÔME GUEDJ. Merci M. Macron ! Vraiment merci. Voilà qu'au sommet de l'Etat on a enfin une parole qui relaie ce que disent les frondeurs depuis des mois. Si le pacte de responsabilité est aussi l'échec du Medef, c'est donc bien la reconnaissance de l'échec même du gouvernement. Maintenant, il faut en tirer les conséquences.

Lesquelles ?

Le gouvernement a cru que donner de l'argent aux entreprises sans contreparties vérifiables et mesurables allait fonctionner. Raté. Alors, encore un petit effort M. Macron : rééquilibrez le pacte de responsabilité ! Aidez les entreprises qui jouent vraiment le jeu en embauchant ou en investissant, car cet échec coûte. Pour financer ce pacte et le crédit compétitivité, il a fallu faire subir aux Français l'augmentation de la TVA, le gel des prestations sociales et la baisse des dotations aux collectivités locales.

Et les entreprises qui n'embauchent pas ?

C'est du donnant-donnant : si les branches ne s'engagent pas, elles ne bénéficieront pas de la baisse des cotisations patronales. Si Emmanuel Macron veut reprendre le flambeau pour défendre cette idée, je lui dis : bienvenue chez ...

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