Jérôme de Missolz, documentariste amoureux du rock, est mort

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Le cinéaste Jérôme de Missolz (1954-2016)
Le cinéaste Jérôme de Missolz (1954-2016)

Le cinéaste, dont la passion pour la musique est indissociable de son œuvre, s’est éteint à l’âge de 61 ans.

Le cinéaste Jérôme de Missolz, documentariste, amoureux du rock, portraitiste d’artistes – entre autres le photographes Jan Saudek ou le musicien sufi pakistanais Nusrat Fateh Ali Khan – est mort le– mars, à 61 ans, d’une longue maladie, laissant derrière lui une soixantaine de films de toutes natures. Jérôme de Missolz naît à Lyon le 8 octobre 1954 et grandit à Saint-Etienne. Fan de rock, il monte dans son lycée un pop club. Il a pour condisciple Philippe Grandrieux, lui aussi futur cinéaste, avec qui il collaborera brièvement à leur arrivée à Paris.

Jérôme de Missolz a appris seul le maniement d’une caméra. Il devient l’opérateur du cinéaste Lionel Soukaz pour Race d’ep (1979) et capture les nuits du Palace, le haut lieu de la fête parisienne de la fin de la décennie 1970 au milieu des années 1980. Entre cinéma expérimental et documentaire, il filme ainsi Devo ou Siouxsie and the Banshees dans le court métrage Entrées de secours (1983) ou s’essaie à la fiction avec Furie Rock (1988), dans lequel apparaît Alex Descas. Parallèlement, il réalise des films d’entreprise et se lance dans la rédaction d’une encyclopédie du rock.

Une immersion dans les territoires du FN A partir de 1990, il collabore avec Arte. Jan Saudek – Prague, printemps 1990, son premier portrait filmé, remporte de nombreux prix dans les festivals. A Liverpool, il réalise You’ll Never Walk Alone, titre emprunté à l’air de Roger and Hammerstein, une évocation sociale et musicale de la ville. Il se lie d...

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