Jérôme Champagne : " Transparency International me présente comme le candidat le plus solide "

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Jérôme Champagne : " Transparency International me présente comme le candidat le plus solide "
Jérôme Champagne : " Transparency International me présente comme le candidat le plus solide "

Ancien membre de la garde rapprochée de Sepp Blatter à la FIFA (1999-2010) puis candidat déclaré à la présidence en 2014, Jérôme Champagne a vécu avec surprise la démission du président de la FIFA mardi. Et aujourd'hui, il réfléchit à se présenter pour la succession.

Aviez-vous anticipé la démission de Sepp Blatter ? Non, je suis sous le choc, j'ai été surpris. Je suis même triste de cette décision.
Comment interprétez-vous ce changement de posture radical en quatre jours ? Ne me posez pas des questions auxquelles je ne peux pas répondre. Je n'en sais rien. Qui le sait d'ailleurs ?
Sepp Blatter a parlé d'un besoin de réformes de la FIFA, mais il a été président pendant 17 ans, ce n'est pas paradoxal ? Cet argument ne devrait pas sortir de la bouche d'un opposant ? C'est le fond du problème. Cela pointe du doigt ce que j'ai soulevé depuis plusieurs années, à savoir le contrôle du comité exécutif par les confédérations. Le paradoxe que l'on souligne aujourd'hui, à savoir que Blatter a été président 17 ans sans faire les réformes nécessaires, cela s'explique par les blocages venus des confédérations. On parle de scandales de la FIFA, mais ce sont les compétitions et contrats de sponsoring des confédérations qui sont concernés. Je le dis depuis trois ans mais on tombe toujours dans la simplification : les confédérations ne sont pas membres de la FIFA, elles n'en sont pas des filiales, sont autonomes et pire, refusent l'autorité de la FIFA. Le paradoxe, c'est qu'elles contrôlent le comité exécutif. Quand on dit par exemple que Jeff Webb est vice-président de la FIFA, il l'est car il est président de sa confédération comme Michel Platini en Europe. Ils sont au gouvernement exécutif de la FIFA mais ils sont avant tout des membres de leur confédération. Le problème de la FIFA, c'est que son gouvernement est la plate-forme des confédérations. Aujourd'hui Sepp Blatter est libéré de contraintes électorales et dit " je veux faire changer ça ". Je crois que c'est une bonne initiative.
Pour vous, Blatter démissionne pour faire bouger les lignes ? Il sacrifie son mandat pour faire du concret ? Je ne rentre pas dans un raccourci comme celui là, je ne sais pas pourqoi il démissionne, mais quand je lis le texte de la conférence de presse de mardi, je comprends qu'il dit " il faut lancer les réformes ". Dans une démocratie, quand le peuple élit un président, celui-ci a le droit de choisir son gouvernement, ce n'est pas le cas à la FIFA. Ce sont les confédérations…



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