Jérôme Champagne : "La FIFA ne peut pas rester telle qu'elle est"

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Jérôme Champagne : "La FIFA ne peut pas rester telle qu'elle est"
Jérôme Champagne : "La FIFA ne peut pas rester telle qu'elle est"

Jérôme Champagne est un ancien collaborateur de Sepp Blatter et aujourd'hui candidat à la présidence de la FIFA. Au Paraguay, en plein milieu de sa campagne, il prend une pause pour faire le point sur la crise, sur les conséquences de la guerre entre Platini et Blatter et sur l'avenir de la Fédération.

Comment vous avez appris la nouvelle de la suspension ? Il était 5h45 ici à Asunción, j'étais levé à cause du décalage horaire. Donc j'ai suivi ça de près. C'est triste parce que ce sont deux personnalités du foot. Mais je ne commente pas les décisions de justice.

Difficile de passer à côté en même temps, non ? Oui, dès le petit déjeuner, on en a parlé avec des responsables chiliens, uruguayens, vénézuéliens, brésiliens, mais même moi, candidat à la présidence, je n'ai aucune prise sur ce genre d'événements. On ne peut rien faire.

Ça vous touche personnellement ? Oui, ça me touche. Parce que j'imagine que pour quelqu'un comme Monsieur Blatter qui a passé quarante ans de sa vie à travailler pour le développement du football mondial, j'imagine que ça doit être dur à son âge.

Platini, une chute en dix étapes
Ce n'est pas trop dur de faire campagne en ces temps-ci ? J'imagine qu'on doit vous parler systématiquement de Sepp Blatter et de Michel Platini, non ? Bien évidemment. Le point de départ de tout programme de reconstruction, c'est l'analyse des problèmes actuels. Ce serait une erreur de ne pas reconnaître la crise actuelle et une erreur de ne pas en parler. J'ai passé onze ans à la FIFA, j'en ai été chassé en janvier 2010. Donc je suis très bien placé pour savoir ce qu'on peut garder, ce qui a été bien fait - les programmes de développement, le foot féminin… -, mais je sais aussi très bien ce que l'on doit changer, c'est pour ça que je suis à nouveau candidat. Moi, je suis focalisé sur l'avenir, sur gagner cette campagne et surtout convaincre parce que ça, c'est difficile.

Vous aviez été touché par votre éviction en 2010 ? Bien sûr. Je n'ai rien dit pendant deux ans après mon départ. J'ai été victime d'une machination politique qui a été montée par une coalition composée de Bin-Hammam, Jérôme Valcke et de Michel Platini. Bien sûr que c'est difficile, mais vous savez, ce n'est pas arrivé qu'à moi, c'est arrivé également à d'autres. Je l'ai pris comme quelque chose de politique.…









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  • 5701726 il y a 12 mois

    Ecartez-vous, quelqu'un qui était au coeur du système!