Jérémy Perbet : "Quand tu es footballeur, tu es un dieu ici"

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Ancien meilleur buteur du championnat belge, le Français Jérémy Perbet, passé par Villarreal, est à la pointe de l'attaque d'une équipe complètement inattendue : Başakşehir. Le quatrième club d'Istanbul talonne les leaders historiques de la ville – Galatasaray, Fenerbahçe et Beşiktaş - et voit très grand. Ferveur et stades vides, Guingamp, salaires, Pauleta, équipe de France Entretien en tongs avec un footballeur bien dans ses crampons.

On connaît Galatasaray, Beşiktaş, Fenerbahçe C'est quoi ton club ? C'est un club qui se construit, avec un projet tout neuf : nouveau stade, nouvelles installations. Il y a un nouveau coach aussi, Bülent Korkmaz, qui a signé pour cinq ans et qui est l'ancien sélectionneur national. Le club voulait que je sois l'attaquant de pointe de cette équipe qui vise la Coupe d'Europe. Il y a de gros moyens financiers, un bon effectif. Le nouveau projet m'a convaincu.
Ce mois-ci, le président de la Turquie, Recep Erdoğan, figure en une du magazine du club. Qui finance ce club ? C'est le club de la commune d'Istanbul. La ville investit beaucoup d'argent. On n'a pas à se plaindre ici comme dans certains autres clubs turcs qui ne paient pas leurs joueurs. Globalement, en Turquie, il y a beaucoup d'argent. Je ne sais pas d'où ils le sortent, mais même les petits bleds ont de gros moyens.
À Istanbul, les gens soutiennent les trois clubs historiques. Vous, vous n'avez pas vraiment de supporters Au début, j'ai eu beaucoup de mal. On joue dans un très beau stade, mais quasiment vide J'étais titulaire les six premiers matchs, mais je n'arrivais pas à être dedans. L'équipe entière ne tournait pas bien. J'avais l'impression de jouer des matchs amicaux, il n'y avait personne, aucune ambiance. En plus, c'est paradoxal, mais c'est compliqué d'obtenir des tickets pour les matchs, donc vraiment, on jouait devant un stade vide. J'ai marqué pour le premier match, mais après, plus rien Le coach a fini par me remplacer, puis l'autre attaquant a mis trois buts, donc j'ai dû me contenter de 20-25 minutes à la fin. En fait, j'ai perdu ma place.
On nous a dit que les supporters chantaient des choses du genre "On est là parce qu'on a vu de la lumière". C'est vrai ? Je ne comprends pas tout en turc, mais ouais, apparemment, c'est un peu ça. Après, ils ne sont pas beaucoup, mais ils font quand même du bruit.
En fait, tu es prêt pour jouer à Monaco Oui, c'est clair ! Ils ne sont pas nombreux, mais ils font du bruit, je vous assure. Ils sont bien regroupés, c'est pas mal de jeunes des quartiers (il montre les tours à perte de vue par…




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