Jérémy Morel ne se préoccupe plus des sifflets

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Jérémy Morel ne se préoccupe plus des sifflets
Jérémy Morel ne se préoccupe plus des sifflets

Jérémy Morel, êtes-vous affecté par les sifflets qui ont accompagné votre sortie du terrain contre Lorient samedi dernier ?Franchement, il m'en faut beaucoup plus... Et tout le monde ne m'a pas sifflé. Quand je suis sorti, il y a eu quelques applaudissements au début. Ensuite, des sifflets ont commencé à se faire entendre. Et je pense que c'est ça qui a provoqué un effet boule de neige sur d'autres spectateurs, qui se sont mis à siffler aussi. Je tiens d'ailleurs à remercier les supporters qui m'ont soutenu.Vous avez été remplacé après avoir manqué un contrôle. Auriez-vous aimé sortir plus tard ?Mais c'est moi qui ai demandé à sortir ! J'étais cramé ! Je commençais à accuser le coup. Ça faisait seulement mon deuxième match en deux mois et demi. Forcément, on le paye à un moment donné.N'en avez-vous pas assez d'être constamment pris pour cible par une partie du public ?Aujourd'hui, il n'y a plus rien qui puisse m'atteindre. Quand je suis sur le terrain, je fais le nécessaire pour le club. Si ça déplait à quelques uns, je n'y peux rien. Ils vont devoir me supporter jusqu'en 2015. Il va falloir faire avec... Ce ne sont pas des sifflets qui vont commencer à m'atteindre. Si ça rentrait en ligne de compte, j'aurais tout fait pour partir de Marseille dès ma première année de contrat. Ça fait trois ans que je me fais siffler... N'avez-vous vraiment jamais pensé quitter l'OM ?Est-ce plus compliqué pour ceux qui me sifflent ou pour moi ? Honnêtement, je ne sais pas répondre à cette question. Je ne suis pas quelqu'un de démonstratif. Je ne fais pas le con en dehors du terrain. C'est pour ça que c'est gênant d'être pris en grippe. J'essaye de tout faire pour montrer l'exemple mais ce n'est pas suffisant. Mes détracteurs ? J'ai surtout envie de leur montrer que la réponse ne se fait pas à travers les micros. La meilleure réponse, c'est le terrain. Mais j'ai l'impression qu'à Marseille, même si je réponds sur le terrain, ce ne sera jamais suffisant.

« Il faut vraiment un très gros mental »

Votre prestation contre Lorient a pourtant été bonne...Oui, c'est bizarre. Que je fasse un bon ou un mauvais match, je serai toujours décrié. C'est pour ça que je prends beaucoup de recul par rapport à tout ça. Pour revenir au match, ce n'est pas parce qu'ils ont décidé de me siffler que j'ai été mauvais. On m'a demandé d'être costaud défensivement, je pense l'avoir été. J'ai aussi tenté d'apporter des choses offensivement. J'ai manqué quelques passes. C'est normal, ça ne réussit pas toujours.

Réussissez-vous à garder confiance en vous ?Il faut vraiment avoir du recul dans le foot. Encore plus à Marseille... Car tout est accentué ici, notamment par la presse. On subit beaucoup de pression. Je fais mon boulot sur le terrain en étant le plus professionnel possible, notamment à l'entraînement. Après, si ça déplait, tant pis ! Mais si tout le monde compte sur moi au club, alors je réponds présent. Vos partenaires vous ont-ils apporté leur soutien à l'issue du match ?Le premier à m'avoir montré de la compassion, c'est le président Vincent Labrune. Il était déçu de voir que le public s'acharnait sur moi. Il m'a tout simplement dit de ne pas baisser les bras. Les joueurs m'ont dit la même chose ensuite. C'est bien de voir que tout le club est derrière moi. J'aime ces petites marques d'affection. Je tiens aussi à remercier José Anigo car il m'a défendu publiquement. Me décourager ? En fait, ça produit l'effet inverse chez moi. Plus je suis attaqué, plus ça me met un coup de boost. Je vais avoir envie de prouver que les gens ont tort de me siffler.Comment votre entourage vit-il ces critiques ?Je pense qu'il faut prendre toutes ces choses-là avec beaucoup de recul. Surtout ici... Si on ne le fait pas, ça devient compliqué. Je comprends aussi pourquoi certains joueurs très talentueux n'ont pas percé à Marseille. Car il faut vraiment un très gros mental pour jouer ici. C'est dommage, mais c'est le foot. Aujourd'hui, c'est moi qui me fais siffler, mais demain ce sera un autre.   

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