Jeremy Corbyn envoie Tony Blair aux oubliettes

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L'ancien Premier ministre Tony Blair a été réélu trois fois. Mais les militants lui ont fait payer son soutien sans faille à la finance et sa propre cupidité.
L'ancien Premier ministre Tony Blair a été réélu trois fois. Mais les militants lui ont fait payer son soutien sans faille à la finance et sa propre cupidité.

La déroute est totale pour les modérés du Parti travailliste laminés par le coup de tonnerre survenu samedi dans le paysage politique britannique, mais aussi européen. Les partisans de Corbyn tiennent désormais tous les rouages du pouvoir au sein de l'opposition. Le nouveau numéro deux, Tom Watson, a été l'instigateur de la chute de Blair en 2007. Désigné le 11 septembre, le candidat officiel travailliste à la mairie de Londres, Sadiq Khan, est également un protégé du vainqueur. Enfin, aucun poids lourd du courant de centre-gauche fidèle à l'ancien Premier ministre et à son successeur, Gordon Brown, ne devrait figurer dans le cabinet fantôme formé par le nouveau leader. Le programme « à gauche toute ! » de Corbyn, en particulier la renationalisation des chemins de fer, la mise sous tutelle de la Banque d'Angleterre ou le recours à la planche à billets, est à des années-lumière de la vulgate « blairiste » d'encouragement à l'esprit d'entreprise tout en améliorant l'équité sociale.

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Quelles sont les raisons de cette disgrâce de Tony Blair au sein de sa propre formation ? Que s'est-il passé pour que le chef de file du New Labour, qui a offert au Labour trois victoires électorales d'affilée, soit ainsi voué aux gémonies par les nouveaux comme par les anciens adhérents ? Cinq facteurs au moins...

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