Jebali, figure d'un islamisme éclairé

le
0
Dans quelques jours, le secrétaire général du parti islamiste Ennahda sera intronisé chef du gouvernement tunisien par l'Assemblée constituante issue des élections du 23 octobre

La prison est une épreuve pénible, reconnaît Hamadi Jebali, mais c'est une expérience «qui peut aussi beaucoup apprendre», voire «qui structure». Jebali a passé seize ans et demi en prison. Dont dix dans un isolement total. «Une cellule de deux mètres sur trois, sans pouvoir parler à personne, privé de lecture et d'écriture». L'oppression absolue qui, selon les cas, détruit ou «transcende en libérant l'esprit».

Courtois et souriant, Hamadi Jebali n'est pas du genre à étaler ses blessures. Il est vrai qu'il a de quoi se montrer serein. Dans quelques jours, le secrétaire général du parti islamiste Ennahda sera intronisé chef du gouvernement par l'Assemblée constituante issue des élections du 23 octobre. Une revanche historique.

«Dépasser les erreurs du passé» 

Au lendemain des législatives d'avril 1989 remportées par Ennahda, l'ex-président Ben Ali avait éradiqué le mouvement islamiste. À l'instar de Jebali, des milliers de militants avaient é

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant