Jean-Sylvain Babin : "Au début, je pensais être le 3e choix"

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Jean-Sylvain Babin : "Au début, je pensais être le 3e choix"
Jean-Sylvain Babin : "Au début, je pensais être le 3e choix"

Inconnu en France, dans le Berry mis à part, Jean-Sylvain Babin réussit des débuts idylliques en Liga. Titulaire indiscutable avec Grenade, il découvre l'élite à 28 ans après une carrière chaotique. De la troisième division espagnole au Santiago-Bernabéu, il se raconte avant d'affronter le Real Madrid.

Ce dimanche, tu t'apprêtes à découvrir le Santiago-Bernabéu. D'une certaine manière, c'est une consécration pour toi ? Un peu, oui, car je n'ai pas eu un parcours facile. Depuis que je suis parti de Châteauroux, ça a été un long parcours. J'ai passé deux ans en Troisième Division espagnole et quatre ans en Seconde. Affronter au Santiago-Bernabéu les meilleurs joueurs du monde, c'est un rêve qui va se réaliser. C'est un stade qui représente beaucoup : celui du plus grand club de l'histoire du football, où des joueurs comme Zidane, Ronaldo ont joué. Il va y avoir beaucoup d'émotion.
En 2012, ton nom avait été associé au Real Madrid Quand ton nom et celui du Real Madrid sont associés, ça fait forcément quelque chose. Mais ces rumeurs qui m'envoyaient à la Castilla étaient fausses. Pour jouer avec la réserve, il faut avoir moins de 23 ans, j'en avais 24 à l'époque Mais ça fait toujours plaisir, ça veut dire que le travail paie, que les gens du milieu te reconnaissent.
Au début de ta carrière, le Real Madrid devait te sembler bien loin. À l'époque où je cherchais à avoir des minutes à Châteauroux, je ne pouvais pas trop me permettre de rêver du Real Madrid. C'était impossible d'y penser.
Tu as commencé à la Berrichonne de Châteauroux où tu n'as joué que 22 matchs avec les pros. Tu n'avais pas le niveau ? Je ne pense pas que c'était un problème de niveau, mais plus un manque de chance. Si je ne dis pas de bêtise, à la fin de la saison 2005-06, Didier Ollé-Nicolle m'a fait finir l'exercice avec les A. Malheureusement, je me blesse et je ne finis pas la saison. Et rebelote la saison d'après : je me pète rapidement Il y avait aussi mon hygiène de vie. Avant, je faisais moins attention à mon corps, à ce que je mangeais. Malgré tout, c'est une expérience qui m'a été nécessaire.
Après un prêt à Martigues, tu choisis l'exil vers l'Espagne. Tu n'avais pas d'autres possibilités en France ? Je pouvais rester en France, mais les propositions venaient surtout de clubs de National. Vu que j'avais déjà joué en Ligue 2, je me disais que mon niveau était là, pas plus bas. Du coup, j'ai décidé de changer de pays et de recommencer à zéro. Le pari a plutôt...




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