Jean Ping demande à Ali Bongo de reconnaître sa défaite au Gabon

le , mis à jour à 18:59
1
 (actualisé avec réaction du camp Bongo,) 
    LIBREVILLE, 29 août (Reuters) - Le président sortant 
gabonais, Ali Bongo, doit reconnaître sa défaite, a déclaré 
lundi son adversaire et opposant Jean Ping. 
    "J'appelle solennellement le président sortant Ali Bongo à 
se plier au verdict des urnes et à reconnaître sa défaite", 
a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse et sur son compte 
Twitter. 
    Il a également incité les Gabonais à "défendre leur choix à 
travers tout le pays et à l'étranger".  
    Les camps des deux hommes ont chacun revendiqué leur 
victoire, dimanche, à l'élection présidentielle organisée samedi 
tout en s'accusant mutuellement de fraude massive.   
    Le porte-parole d'Ali Bongo, Alain Claude Bilie By Nzé, a 
qualifié la conférence de presse de Jean Ping "d'odieuse 
tentative de coup de force". 
    Le ministre de l'Intérieur a lui estimé que le candidat de 
l'opposition tentait de manipuler la procédure démocratique en 
se déclarant vainqueur avant l'annonce officielle des résultats. 
    Les lois gabonaises interdisent aux candidats de publier 
leurs propres résultats avant le décompte officiel, qui devrait 
être donné mardi. 
    Selon le système électoral gabonais, le candidat qui 
remporte l'élection est celui qui obtient le plus de voix. Ali 
Bongo avait gagné l'élection en 2009 avec 41,73% des votes.  
    Une mission d'observation de l'Union européenne a rapporté 
lundi qu'elle avait relevé des irrégularités durant la campagne 
et le jour de l'élection présidentielle. 
    "La mission déplore le manque de transparence des organes de 
gestion des élections", a déclaré sa directrice, Mariya Gabriel. 
    La plupart des anomalies, comme un accès privilégié aux 
médias officiels et à des moyens financiers, ont avantagé Ali 
Bongo selon la mission européenne.  
    Jean Ping a indiqué aux ambassadeurs français et américain à 
Libreville qu'il garantirait la sécurité d'Ali Bongo et de sa 
famille, qui dirige le pays de deux millions d'habitants depuis 
près de 50 ans. 
    Ali Bongo, 57 ans, a remporté sa première élection en 2009, 
après la mort de son père Omar, président du Gabon pendant 42 
ans.  
    Ces dernières années, la baisse de la production pétrolière 
et des prix a provoqué des restrictions budgétaires, amenant 
l'opposition à affirmer que la population gabonaise a souffert 
sous le mandat d'Ali Bongo. 
 
 (Gerauds Wilfried Obangome,; Laura Martin pour le service 
français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • manx750 il y a 9 mois

    réponse du Bongo à Ping : Il n'y a pas de Gabonais au numéro demandé !