Jean-Pierre Raffarin : «J'ai choisi de m'engager pour Alain Juppé»

le , mis à jour à 19:39
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Jean-Pierre Raffarin : «J'ai choisi de m'engager pour Alain Juppé»
Jean-Pierre Raffarin : «J'ai choisi de m'engager pour Alain Juppé»

Sitôt libéré du devoir de neutralité lié à sa fonction de président du Conseil national de LR, Jean-Pierre Raffarin prend parti. Remplacé samedi à ce poste par Luc Chatel, le sénateur LR de la Vienne annonce qu'il soutient Alain Juppé pour la primaire de la droite et du centre. «J'ai choisi de m'engager pour Alain Juppé», a-t-il déclaré sur le plateau de l'émission BFM Politique, dont «Le Parisien» - «Aujourd'hui en France» est partenaire.

«C'est un engagement naturel sur la ligne politique», fait valoir l'ancien Premier ministre, assurant son choix est fait «depuis un certain temps». Son soutien au maire de Bordeaux (Gironde) était effectivement attendu. Dès décembre 2014, Raffarin avait indiqué «partage(r) la ligne politique d'Alain Juppé». Saluant «une personnalité forte, fiable, fidèle», le sénateur insiste ce dimanche : «Il incarne le projet politique auquel je crois.» Juppé l'a aussitôt remercié sur Twitter : «Depuis longtemps nos idées sont proches. Sa présence me sera précieuse.»

«Je ne suis pas anti-sarkozyste, je suis pro Alain juppé», tient à préciser Raffarin, qui avait toutefois quelques piques en magasins. Le sénateur de la Vienne déplore notamment que, chez Sarkozy, «la stratégie du clivage l'emporte sur la stratégie du rassemblement». Or, souligne-t-il, cliver ne fait «pas une stratégie de gouvernement».

Raffarin l'assure, il a prévenu le président de LR du soutien qu'il comptait apporter à son rival. «Je lui ai dit. Il est détendu», jure le sénateur. Et de lâcher : «Il croit beaucoup en lui. Il a une confiance en lui qui est impressionnante.» Quitte à en faire trop? Alors que les candidats à la primaire ont ostensiblement snobé le discours prononcé par Sarkozy en clôture du Conseil national de ce week-end, le sénateur de la Vienne les excuse : «Nicolas Sarkozy voulait placer tout le monde sous son ombrelle. (...) Ils ont besoin de leur oxygène.»

Pour ...

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