Jean-Pierre Dick : " Cette course continue à me faire énormément rêver "

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Jean-Pierre Dick : " Cette course continue à me faire énormément rêver "
Jean-Pierre Dick : " Cette course continue à me faire énormément rêver "

Jean-Pierre Dick, comment allez-vous près de six mois après votre culbute avec le MOD70 Virbac-Paprec ?Ça va bien, la santé est bonne, mon dos s'est bien remis. J'ai pu prendre un peu de temps pour me reposer après tous ces tours du monde, tous ces projets pour pouvoir en entamer un nouveau. Mais c'était important que je fasse une pause entre deux projets.

Le bateau est réparé, il a un nouveau mât. Comptez- vous naviguer de nouveau dessus ?Cette année, nous allons tenir nos engagements vis-à-vis des sponsors et utiliser ce magnifique support pour des journées clients dans des villes intéressantes comme New-York, ou Kiel, en Allemagne, où notre sponsor Virbac a une filiale très importante. On rêvait depuis des années d'y aller. Marseille aussi, qui devrait parfaitement convenir à cette occasion. Et puis Nice, ma ville natale, qui est proche du siège de Virbac. Ça va être une année de transition puisqu'il n'y a pas de course digne de ce nom pour communiquer efficacement.

Qu'est-ce qui vous avait motivé à aller sur le circuit MOD70 ?Ma motivation était de faire en 2014 un tour du monde avec escales. J'aurais dû y être aujourd'hui. Mais cet événement n'a pas eu lieu (ndlr : le circuit MOD70 n'a pas réussi à créer un véritable programme de courses pour ces bateaux monotypes). C'est une grosse déception, ça a été un moment difficile à vivre. Je voulais faire des escales dans des villes en Asie, en Amérique du Sud, également en Afrique, dans des pays qu'on a moins l'habitude de côtoyer. La bonne nouvelle, c'est que je vais quand même à New-York. Il y a un événement un peu spécial qui va avoir lieu puisque je suis invité au New York Yacht Club pour recevoir un Seemanship Award. C'est une reconnaissance décernée par les Américains que Tabarly, par exemple, a reçue. On me le décerne pour l'acte marin de ramener son bateau à bon port ; sur le dernier Vendée Globes j'ai parcouru 2643 milles sans quille. Donc c'est un grand honneur pour moi de recevoir cette distinction.

« Envie de faire le projet parfait, avec un bateau parfait »

Qu'avez-vous prévu en 2015, notamment avec vos partenaires ?Nous avons décidé de lancer un nouveau projet monocoque IMOCA car les courses sont garanties. Nous allons participer au Championnat Ocean Masters de 2015 à 2017. Mais ce qui me tenait à c?ur, c'était de revenir sur le Vendée Globe. Donc oui, je fais le Vendée Globe 2016-2017. Mon histoire maritime a été jalonnée de succès, de victoires. Mais il y aussi eu des moments difficiles comme mon chavirage l'an dernier et l'abandon de mon projet de courses (en MOD70). C'est d'ailleurs dans ces moments là que l'on reconnaît un véritable partenariat. « Le rôle d'un ami, c'est de se trouver à votre côté quand vous êtes dans l'erreur puisque tout le monde sera à côté de vous quand vous aurez raison. » Cette citation de Mark Twain correspond un peu à l'état actuel puisque tous mes partenaires-titres sont restés, même quand c'était compliqué. Aujourd'hui, ce qui fait la force du projet, c'est que les partenaires qui sont avec moi sont devenus des amis. On a trouvé une solution tous ensemble, pour ce quatrième Vendée Globe.

C'est une chance pour vous puisque, pour ce Vendée Globe, vous disposerez d'un nouveau bateau, le St-Michel - Virbac, dessiné par Verdier-VPLP?Je souhaite que ce Vendée soit celui de ?? la vague parfaite ''. Cette course continue à me faire énormément rêver. L'expérience fait que j'ai envie de faire le projet parfait, avec un bateau parfait.

N'êtes-vous pas trop vieux pour faire le Vendée ?Effectivement, ce sera l'un de mes challenges : affronter les océans à 51 ans. Ça va être quelque chose de fort. Je vais commencer par une préparation adaptée et avec sagesse.

Clémence MARTIN

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