Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen, quitte l'Elysée, le 4 juin 2012

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Après une séquence de politique internationale très intense, François Hollande a entamé lundi une série de rencontres franco-françaises avec les représentants des principaux partis du pays en vue du G20 au Mexique et de la conférence sur le développement durable à Rio.Cette "concertation" se tient avec l'ensemble des formations politiques représentées au Parlement, ce qui exclut le Front national qui n'a ni député, ni sénateur. Elle est voulue par le chef de l'Etat pour préparer le prochain sommet des vingt premières puissances du monde, à Los Cabos (sud du Mexique) les 18 et 19 juin, mais aussi celle sur le développement durable à Rio du 20 au 22 juin, se poursuivra tout au long de la semaine.En même temps que ces échanges convenus -- Nicolas Sarkozy, son prédécesseur à l'Elysée, recevait régulièrement les responsables des principaux partis avant chaque grande échéance internationale -- le président Hollande a également reçu à leur demande les représentants syndicaux du site ArcelorMittal de Florange (Moselle), dont une grande partie des 2.500 salariés sont en chômage partiel. Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, était présent.Face à la situation difficile dans laquelle se trouve ce site sidérurgique, surtout après la décision du numéro un mondial de l'acier, annoncée le 1er juin, de ne pas redémarrer ses deux hauts fourneaux faute de reprise économique suffisante en Europe, le gouvernement a voulu faire preuve de fermeté.L'Elysée a ainsi annoncé la mise en place d'une "mission d'expertise" sur "les perspectives industrielles" du site. Selon M. Montebourg, cette mission rendra son rapport d'ici au 30 juillet.La présidence a également demandé à la direction d'ArcelorMittal de ne procéder "à aucune annonce sur l'avenir du site et de ses salariés".Les entretiens entre les responsables politiques et le président ont été inaugurés dans la matinée par Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, suivi en milieu de journée par le patron du MoDem François Bayrou, puis dans l'après-midi par celui de l'UMP Jean-François Copé. Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen a clos la séquence en fin d'après-midi, sans faire de déclarations à la presse, contrairement à ses collègues.Les autres responsables politiques seront reçus tout au long de la semaine: Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) mardi, Martine Aubry, première secrétaire du PS mercredi, Hervé Morin (Nouveau centre) et Cécile Duflot (EELV) jeudi, enfin Jean-Michel Baylet (PRG), vendredi.Pierre Laurent a salué une "rencontre constructive", assurant avoir fait part à M. Hollande de sa "préoccupation sur la situation économique internationale", concernant notamment des stratégie d'austérité et de réduction des dépenses publiques. A propos du développement durable, objet de la conférence de Rio, M. Laurent a assuré que M. Hollande était "ouvert à l'idée d'organiser un débat public national" sur cette question."Nous ne pourrons faire face à la situation actuelle et à celle qui vient que si les responsables de toutes les grandes familles du pays comprennent qu'il faudra travailler ensemble", a pour sa part plaidé M. Bayrou.Le président du MoDem a également souhaité que la taxe sur les transactions financières, défendue par M. Hollande, "puisse être allouée, au moins en partie, au développement des plus pauvres de la planète".Enfin, Jean-François Copé a lui aussi demandé que "sur les grands sujets internationaux, on transgresse les divergences partisanes habituelles pour parler d'une seule et même voix".A quelques jours du premier tour des élections législatives, dimanche, il a néanmoins insisté devant la presse sur ses "divergences" avec le pouvoir actuel.

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