Jean-Pierre Bernès : "Makelele ne va pas tarder à m'appeler"

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Jean-Pierre Bernès : "Makelele ne va pas tarder à m'appeler"
Jean-Pierre Bernès : "Makelele ne va pas tarder à m'appeler"

On le présente souvent comme l'agent français le plus influent, mais lui se conçoit comme bien plus. Jean-Pierre Bernès propose sa vision du métier, plus multicarte qu'elle n'y paraît. Et ne nie pas son influence.

Quelle est la chose la plus difficile à apprendre dans le métier d'agent, qui est le vôtre depuis 1999 ? J'abordais un nouveau métier, mais je le connais déjà vu que j'avais été directeur sportif. C'est comme lorsque Pape Diouf arrive président de Marseille. Il avait été agent, côtoyé des dirigeants, même été journaliste avant, donc il connaissait. Donc moi, je n'ai pas appris un métier non plus. Je connaissais les rouages. Et c'est une force.
Vous avez souvent indiqué voir la relation joueur–club comme un partenariat Oui, bien sûr, gagnant-gagnant, si ça passe bien pour l'un, c'est bon pour l'autre et inversement. Quand un joueur évolue bien, structuré, sérieux, professionnel, le club est content. Diplomate, c'est un terme qui me convient bien. Les intérêts des deux sont liés, tout le monde s'y retrouve à la fin.
Vous essayez donc de ne pas avoir de joueurs formés dans un club qui en partent en fin de contrat, comme Briand à Rennes ou Pedretti à Sochaux... C'est justement parce que j'ai été dirigeant de club que je pense qu'un joueur formé dans un club se doit d'en sortir par la grande porte. Rembourser au moins ses années de formation, ça fait partie de ma philosophie. Et puis, je l'avais expliqué à Briand ou Pedretti : si tu mets une indemnité - 6 millions pour Jimmy, c'est pas cher pour un attaquant - et que le club te veut vraiment, il te prendra. Mais si tu es libre et qu'un club te prend, tu ne sais pas s'il profite d'une aubaine ou pas, si tu vas faire le nombre ou pas André Ayew n'a jamais eu une proposition, mais là, oui. Parce qu'il était libre.
Vous avez souvent cité Nasri comme un exemple à la fois de carrière rondement menée, avec des paliers franchis au bon moment, mais aussi comme preuve que votre influence sur Deschamps n'est pas si grande Bah oui, ça montre bien que toutes ces histoires de conflit d'intérêts, c'est zéro. Regardez combien Mendes a de joueurs en équipe du Portugal, il a même eu la légion d'honneur là-bas, et en France, on va de suite me chercher là-dessus. Ils sont cons, les agents. Souvent, ils ont soulevé ça comme un problème, alors que ça leur donne du travail. Aujourd'hui, tous les entraîneurs ont un agent en France. À l'étranger, n'en parlons pas. Mais parce…



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