Jean-Pierre Bel, l'homme de l'ombre qui pourrait s'emparer du Sénat

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PORTRAIT - Le discret président du groupe PS au Palais du Luxembourg n'a jamais négligé sa carrière locale au profit d'une ascension nationale. Une stratégie qui pourrait s'avérer payante pour ce soutien de François Hollande, bien placé pour s'emparer samedi du «plateau» du Sénat

Inconnu du grand public il y a encore quelques jours, Jean-Pierre Bel est en passe de se faire un nom sur la scène nationale. Et pour cause, le patron des sénateurs socialistes pourrait devenir samedi prochain le deuxième homme fort de la République, en s'emparant de la présidence du Sénat face au candidat sortant, Gérard Larcher. Mais si la gauche a remporté la majorité absolue au Palais du Luxembourg dimanche soir, avec 177 sièges sur 358, le prétendant à la tête de la Haute Assemblée pourrait échouer lors de ce «troisième tour», ne faisant pas l'unanimité au sein de son parti. Autre handicap : la machine de guerre que l'UMP va mettre en route pour sauver le soldat Larcher, en mobilisant à la fois ses réseaux, ses troupes et les groupes charnières.

Si Jean-Pierre Bel est discret, il a aussi toujours été habile à la manœuvre et ne compte pas se laisser impressionner par les démarches en coulisses de l'UMP, qui pourrait également essayer de débaucher des sé

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