Jean-Michel Godart : "Blokhine est venu me féliciter"

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Jean-Michel Godart : "Blokhine est venu me féliciter"
Jean-Michel Godart : "Blokhine est venu me féliciter"

L'exploit appartient à un foot d'avant. Le 28 septembre 1983, Laval élimine en 32e de finale de la Coupe UEFA le grand Dynamo Kiev au stade Francis-Le Basser. Au match aller en URSS, Jean-Michel Godart réussit le match d'une carrière dans les cages. L'actuel entraîneur des gardiens de la Suze ouvre la boîte aux souvenirs.

Quelle a été votre première réaction quand vous apprenez que vous allez affronter le Dynamo Kiev ? C'était pas loin d'être l'équipe d'URSS, on se disait qu'on allait faire un petit tour et puis s'en va. On était vraiment les tout petits poucets. Je débarquais de Nœux-les-Mines où j'avais fait 2 ans en D2. J'enchaîne sur 6 matchs en D1. Il y avait déjà une énorme différence de niveau, parce que la D2 est incomparable à la D1. Je me suis retrouvé tout à coup à jouer contre l'une des meilleures équipes européennes. Vous imaginez le décalage.
Comment avez-vous préparé la rencontre ? Notre entraîneur, Michel Le Milinaire avait envoyé le directeur du centre de formation superviser Kiev qui disputait un match de préparation en Espagne. À son retour, il nous avait un peu cassé le moral. Il nous a dit : "Je n'ai jamais vu une équipe aussi forte, vous vous attaquez à un monstre du football européen". On y allait dans l'état d'esprit de pas prendre trop de buts, histoire de maintenir un peu de suspense pour le match retour à Laval
Vous y êtes plutôt bien arrivés On fait 0-0, mais je ne sais pas trop comment. On a été dominés, archi-dominés comme jamais. J'en parlais encore avec Jean-Marc Miton et Loic Pérard, deux de mes anciens coéquipiers, on ne se rappelle pas avoir été autant dominés lors d'un match. Je n'ai pas le souvenir qu'on ait franchi la ligne médiane.

Comment les joueurs de Kiev ont réagi ? Ils ne comprenaient pas trop. Ils devaient penser qu'ils feraient la différence au match retour. Je me souviens que Blokhine était venu me féliciter à la fin du match et m'avait tapé sur l'épaule. J'avais trouvé ça sympa qu'un Ballon d'or vienne saluer un anonyme comme moi.
On peut dire que vous avez connu l'état de grâce ce soir-là ? Il y a un peu de ça, un peu de chance aussi. Les copains ont bien défendu aussi. Je me souviens que Kiev a multiplié les centres. Avec mon...





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