Jean-Michel Aulas parle du stade et du Mercato

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Jean-Michel Aulas parle du stade et du Mercato
Jean-Michel Aulas parle du stade et du Mercato

Jean-Michel Aulas, quand débutera la construction du stade des Lumières ?C'est une question importante. On a déjà commencé les travaux puisque vous savez que les terrassements sont terminés. On a pris quatre mois d'avance sur le planning qui a été initialement convenu. Pour démarrer les travaux, il faut signer tous les documents qui passent par un contrat de financement. Je pense qu'on va le signer le 11 juillet donc c'est une nouveauté que je vous donne aujourd'hui (mercredi). Pourquoi cela a pris autant de temps ?Ce n'est pas qu'on ne voulait pas le signer avant, c'est que c'est compliqué quand vous avez un financement de 405 millions d'euros. Je rappelle que Lyon fait partie des villes qui ont choisi de trouver un financement privé. On est dans une perspective de fair-play financier au niveau de l'UEFA et on voit que dix-huit des vingt premiers clubs européens sont propriétaires de leurs infrastructures. On est dans une conjoncture mondiale extrêmement difficile sur le plan économique. Les Etats et les collectivités territoriales sont moins intéressés pour investir pour des opérations de subventionnement. Il a fallu choisir sur ce qui apparaissait comme le plus adapté au cas de Lyon. C'est pour ça que ça a été un peu plus long. Etes-vous confiant ?Les choses aujourd'hui avancent bien et on a toutes les autorisations pour pouvoir le faire. On n'est pas non plus épargné par un certain nombre de recours administratifs qui nous ont retardés comme d'autres stades. On fait les choses dans l'ordre et mon v?u est que les travaux démarrent avant la fin du mois de juillet. Avez-vous fait l'objet de pression par rapport à ces travaux ?La pression, elle est immense. Non pas par rapport aux délais mais parce qu'on a pris le risque et la responsabilité d'opter pour un financement assuré en grande partie par les deux actionnaires propriétaires du club, le groupe Pathé et moi-même. C'est une pression et on est les principaux intéressés évidemment à faire en sorte d'être prêt en temps et en heure. C'est un exemple pour la France de pouvoir mettre en place une structure qui, économiquement, va s'autogénérer les ressources pour le stade et tout ce qu'il y a autour.

« Trois voire quatre offres pour B.Gomis »

La presse italienne affirme qu'il y a eu une rencontre ce mercredi entre Maxime Gonalons et les dirigeants de Naples?Vous savez, il faut se méfier des médias italiens. Je pense que des discussions sont déjà intervenues. Quelques fois, elles interviennent entre les clubs eux-mêmes et d'autres fois, entre les agents et les clubs. Il peut y avoir une distorsion entre les deux versions. Il y a des discussions mais je ne pense pas que Maxime Gonalons parte cette année. Il est très intégré à l'effectif lyonnais. On a une académie qui est parmi les meilleures européennes et on a l'intention de construire une équipe avec des joueurs qui en sortent. Bafétimbi Gomis doit-il partir ?Bafé, je l'ai expliqué : il ne lui reste qu'un an de contrat. On avait effectué un investissement très important de 15 millions d'euros il y a quatre ans. Tous les joueurs sous contrat ont la possibilité de partir un an avant son échéance. Il a des propositions qui sont intéressantes. Il y en a au moins trois, peut-être une quatrième aujourd'hui. Ce sont des propositions qui respectent l'OL, puisque le club est d'accord, et qui respectent l'intérêt de Bafé car elles sont toutes supérieures à ce qu'il gagne à Lyon. La situation pourrait-elle se débloquer rapidement ?J'espère que lorsqu'il reviendra le 1er juillet, puisqu'il a cette possibilité en tant qu'international, il va pouvoir trouver un consensus. En tout cas, notre volonté sportive et de management est de faire en sorte qu'il puisse trouver un autre club pour des raisons économiques que tout le monde a bien compris.

« Des discussions concernant Y.Gourcuff »

L'amaigrissement va-t-il se poursuivre à Lyon ?Oui, on veut être un exemple dans le fair-play financier. On veut montrer qu'il est possible d'équilibrer les comptes. C'est important quand on construit son propre stade car il faut montrer aux banques qu'on est capable de respecter des plans de développement comme le font le Bayern Munich, Arsenal ou le Borussia Dortmund, qui a fait face à un certain nombre de difficultés. Et quand on voit les résultats sportifs et économiques de ces clubs-là, on se dit qu'on serait bien bête de ne pas s'en inspirer. Yoann Gourcuff et Lisandro Lopez seront-ils toujours à Lyon la saison prochaine ?Vous savez, en football, on ne peut pas faire de prévisions ou de promesses. En ce qui me concerne, j'aimerais beaucoup que Lisandro soit avec nous. Concernant Yoann, il y a des discussions qui ont lieu en ce moment mais je ne peux pas préjuger de ces discussions. Laurent Blanc adore Yoann Gourcuff. Peut-on l'imaginer au PSG ?Je trouve déjà que l'arrivée de Laurent (Blanc) à Paris est une bonne chose pour le PSG parce que ça donne une valorisation des entraîneurs français qui est importante. C'est déjà une très bonne nouvelle que Laurent ait accepté de prendre ce poste. Que pensez-vous de la décision du Conseil d'Etat à propos de Monaco ?Je n'ai pas l'habitude de commenter les éléments de justice. Sur le plan économique, je redis ce que je dis et que commence à dire un certain nombre de présidents de club : Monaco est indispensable au football français, tout comme le PSG. C'est une bonne chose, notamment pour la vente de droits télé à l'étranger. A partir de là, il y a des discussions. Je fais confiance aux gens qui les mènent pour aboutir à de bonnes solutions. En tout cas, il faut que Monaco, Paris et les autres élèvent le niveau d'investissement pour que tout le monde en bénéficie dans le futur.

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