Jean-Michel Aulas confiant au niveau de la sécurité au Parc OL

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Quelques minutes après la belle victoire des Lyonnaises en quarts de finale de la C1 féminine (9-1), Jean-Michel Aulas, le président de l'OL, est revenu sur les attentats de Bruxelles (Belgique) et a réaffirmé que la sécurité serait assurée dans les stades de l'Euro 2016.

Jean-Michel Aulas, vous avez offert un beau cadeau à vos joueuses avec ce concert de Christophe Maé après leur victoire face au Slavia Prague (9-1)…
Cela fait partie des choses qu’on peut permettre de faire quand on a mon expérience et mon âge. S’offrir comme pour les garçons avec will.i.am, un match de Coupe d’Europe féminine dans un stade magnifique et avec un show à l’américaine derrière, cela montre qu’on peut jumeler complètement le football de haut niveau et le côté évènementiel. On a bien vu ce qu’il vient de se passer en Belgique où il y a tellement de choses terribles : quand on a la possibilité de donner du bonheur à tout le monde, il faut le faire. C’était un risque, un investissement pour l’OL pour une première puisqu’il ne fallait pas regarder le compte d’exploitation mais le côté affectif. J’ai vu mes joueuses : elles sont complétement boostées pour la suite de la compétition en se disant qu’il y aura peut-être un deuxième match ici en demi-finales. Je vois qu’au niveau des spectateurs et des médias, tout le monde comprend qu’on essaie de faire quelque chose d’innovant et qui met le foot féminin au premier plan.

Vous avez évoqué les attentats à Bruxelles. La sécurité au Parc OL était-elle totale ?
Je pense qu’il n’y a aucun souci. On ne va pas épiloguer dessus car, quand on dit qu’il n’y a aucun souci, c’est là où les gens essaient de démontrer qu’il puisse en avoir… Mais on a fait tellement d’investissements sur la sécurité. Je pense que le sujet de la sécurité va se situer plutôt dans les fan-zones où là, c’est beaucoup plus difficile de contrôler. Ce qui est arrivé à Bruxelles traduit des actes désespérés et complètement incroyables. Donc, notre responsabilité est de tout faire pour qu’il puisse y avoir du bonheur et du plaisir et ne pas reculer devant ce qui est irréparable. On a une mission de démontrer à ceux qui veulent créer le drame et le malheur qu’on peut continuer à notre époque, en 2016, de vivre le foot et les spectacles. C’est un rôle aussi social de faire les investissements qu’il faut pour que nos spectateurs soient en sécurité et ils le seront à Lyon.

Comprenez-vous que la question du maintien ou non de l’Euro puisse avoir lieu ?
Ecoutez, pour le moment, je n’ai pas d’information qui me permette de dire les choses. Je vois qu’il y a eu ce drame visiblement téléguidé à Bruxelles. On est quand même très courant de ce qu’il se passe dans les enceintes. J’imagine que nos grands responsables de la sécurité y ont pensé. Qu’on se pose la question oui. Après, je pense que tout peut être résorbé, en particulier au niveau des stades eux-mêmes. Mais il y a la question des fan-zones et là, je ne suis pas compétent car ce n’est pas nous qui l’organisons. Donc je ne sais pas ce qui a été mis en oeuvre. Peut-être qu’au travers de l’enquête, on pourra retourner à la source et pouvoir éviter ce genre d’accidents très graves.

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