Jean-Marie Le Pen n'est pas réintégré, reste président d'honneur

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 (Actualisé avec décision tribunal) 
    PARIS, 17 novembre (Reuters) - Le tribunal de grande 
instance de Nanterre (Hauts-de-Seine) a rejeté jeudi la demande 
de réintégration de Jean-Marie Le Pen au Front national mais a 
reconnu son statut de président d'honneur, a-t-on appris auprès 
de son avocat, Frédéric Joachim. 
    La reconnaissance de son statut de président d'honneur va 
obliger le parti présidé par Marine Le Pen à faire en sorte 
qu'il "siège à toutes les instances" dirigeantes du FN prévues à 
ce titre, selon le défenseur du co-fondateur du FN.  
    "Le sens de cette décision est que le Front national est 
condamné à recevoir Jean-Marie Le Pen dans toutes les instances, 
sous astreinte de 2.000 euros par infraction constatée", a dit 
Frédéric Joachim à Reuters.  
    La direction du Front national n'a pas réagi dans 
l'immédiat. 
    Jean-Marie Le Pen "demeure investi" de sa qualité de 
président d'honneur et, "en conséquence", devra être convoqué en 
qualité de membre de droit de toutes les instances" dirigeantes 
du parti et pourra y "participer", écrivent les juges dans leur 
décision, dont Reuters a eu copie.  
    L'ancien dirigeant du FN a également obtenu 15.000 euros de 
dommages et intérêts sur les quelque 2 millions d'euros qu'il 
réclamait pour le "très grave préjudice" porté "à son honneur, 
sa notoriété, et son action politique". 
    L'éviction de Jean-Marie Le Pen, âgé de 88 ans, a été 
prononcée le 20 août 2015 sur l'injonction de sa fille Marine. 
     
    NOUVEAU REBONDISSEMENT 
    Il s'agit du énième rebondissement judiciaire dans la guerre 
que se livrent le père et la fille depuis un an et demi après 
les déclarations réitérées du patriarche sur les chambres à gaz 
et sa sympathie pour le maréchal Pétain. 
    La justice avait donné raison avant ce nouveau procès à 
Jean-Marie Le Pen à trois reprises, notamment en suspendant le 
congrès par correspondance visant à supprimer son statut de 
président d'honneur, qu'il a donc conservé. 
    Selon lui, son exclusion aurait dû être prise "au moins par 
le bureau politique". Or elle a été décidée par un bureau 
exécutif réduit à quatre personnes, Marine Le Pen et le 
vice-président du FN Florian Philippot ayant notamment décidé de 
ne pas prendre part au vote. 
    Sur le fond, Jean-Marie Le Pen juge "dérisoires" les 
reproches formulés par sa fille et accentue ses critiques contre 
la normalisation de la présidente du FN, qui a supprimé toute 
référence au parti pour sa campagne présidentielle. 
    Jean-Marie Le Pen, qui a lancé des "Comités Jeanne" avec des 
dissidents du FN et le Parti de la France de Carl Lang, a 
affirmé en septembre qu'il entendait peser sur les législatives 
qui suivront la présidentielle, quitte à affaiblir le FN dans 
certains secteurs.   
    Le président d'honneur a annoncé en septembre qu'il comptait 
distribuer un "label" aux candidats qui lui en feraient la 
demande. 
   Selon son collaborateur parlementaire Lorrain de 
Saint-Affrique, environ 150 circonscriptions seraient déjà 
couvertes, mais l'objectif serait d'arriver à 400 candidatures. 
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • frk987 il y a 2 mois

    C'est ce que j'aime en JMLP, toujours la petite phrase pour doucher à l'eau glacée les fanatiques du FN. Il sait pertinemment que le FN n'a pas la structure pour gouverner, mais par contre il a la structure pour une opposition pure et dure.

  • frk987 il y a 2 mois

    C'est ce que j'aime en JMLP, l'opposant pur et dur qui sait pertinemment qu'il n'a jamais eu la structure pour prendre le pouvoir. Toujours la petite phrase assassine qui douche à l'eau glacée les fanatiques du FN.

  • frk987 il y a 2 mois

    Allez je vous le donne le commentaire : ""Keine Rose ohne Dornen !" ajouté par le commentaire suivant : "C'est AH qui me l'a soufflé", leur a lancé, hilare, Jean-Marie Le Pen.