Jean-Marie Le Pen : "Charlie Hebdo était un ennemi direct du FN"

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Jean-Marie Le Pen n'est pas Charlie.
Jean-Marie Le Pen n'est pas Charlie.

Il n'en démord pas. Plus d'une semaine après l'attentat qui a décimé la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo, Jean-Marie Le Pen n'est toujours "pas Charlie". Le fondateur du Front national s'était déjà désolidarisé du journal dans les médias français au lendemain de l'attaque terroriste qui a coûté la vie à 12 personnes. Il persiste et signe aujourd'hui dans une interview donnée à Paris à un groupe de presse russe, Komsomolskaya Pravda ("La vérité du Komsomol"), qui possède le quotidien papier le plus lu en Russie, un site internet, une chaîne de radio et de télévision. Un média dont l'impartialité n'est pas la première caractéristique. En 2014, en pleine crise russo-ukrainienne, le rédacteur en chef du quotidien, Vladimir Sungorkine, avait par exemple publiquement déclaré qu'il ne donnerait pas de tribune aux opposants de Ianoukovitch, car il fallait "défendre les intérêts de la Russie". "Les autorités françaises ont laissé faire"Dans cette interview, Jean-Marie Le Pen rappelle que la "petite gazette d'anarchistes" qu'est Charlie Hebdo était un "ennemi direct du Front national", qui a rassemblé des signatures pour fermer son parti (le journal avait lancé une pétition en 1996 pour faire interdire le parti des Le Pen, NDLR). Et explique que son parti n'a pas été invité à la marche républicaine de dimanche, car il est le "seul à défendre l'idée nationale". Selon le député européen, son parti aurait...

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