Jean-Marie Le Pen assigne le FN et réclame deux millions d'euros

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PARIS, 14 octobre (Reuters) - Jean-Marie Le Pen a confirmé mercredi qu'il réclamait deux millions d'euros de réparation au titre du préjudice moral subi selon lui lors de son exclusion du Front national, qu'il conteste une nouvelle fois en justice. L'ancien président et co-fondateur du FN, âgé de 87 ans, a assigné le FN devant la justice pour obtenir sa réintégration au sein du parti dont l'actuelle direction l'a exclu le 20 août pour avoir réitéré des propos jugés provocateurs sur la Shoah. "Je demande deux millions parce que je voudrais que les responsables de cette injustice aient aussi une responsabilité financière devant leurs adhérents", a dit Jean-Marie Le Pen sur BFM TV, confirmant une information de l'Opinion. "C'est une réparation morale (...) ça ne me paraît pas extravagant", a-t-il ajouté, comparant avec Bernard Tapie qui, dans le cadre de son litige avec le Crédit lyonnais sur la vente d'Adidas, a demandé 50 millions d'euros pour préjudice moral. Jean-Marie Le Pen a rappelé avoir déjà obtenu de la justice l'annulation d'une première suspension puis l'annulation d'une assemblée générale censée aboutir à son éviction pendant la bataille avec sa fille Marine, présidente du parti, et les proches de celle-ci, dont le vice-président Florian Philippot. Il a en outre assuré que plusieurs de ses fidèles avaient été écartés des listes pour les élections régionales, notamment. "On s'efforce de frapper pour l'exemple un certain nombre de gens qui ont manifesté leur désaveu de la sanction qui m'était infligée", a-t-il dit. Jean-Marie Le Pen a toutefois affirmé qu'il souhaitait bien demeurer au Front national et mettre un terme au conflit qui l'oppose à sa fille, estimant que cette dernière avait commis "une faute politique". "Toutes les guerres se terminent par des armistices et par des paix, je souhaite que celle-ci soit le plus rapide", a-t-il dit. "On ne peut pas défendre la justice pour tous les Français quand on ne l'applique pas à son propre père." (Gregory Blachier, édité par Yves Clarisse)

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