Jean-Marie Le Guen : "Il faut aider Angela Merkel à bouger sa ligne"

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Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement.
Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement.

Le Point : Manuel Valls n'a pas respecté son engagement de réduire à 3 % du PIB le déficit public en 2015 puisqu'il a annoncé qu'il sera finalement de 4,3 %. Angela Merkel va-t-elle finir par nous tirer les oreilles ?

Jean-Marie Le Guen : Tout d'abord, je ne crois pas que quiconque souhaite ou puisse remettre en cause la souveraineté de la France. Les réformes que nous menons pour redresser la France et nos comptes publics sont de grande ampleur. Et nous devons les mener, non pas par rapport à l'Allemagne ou pour l'Europe mais pour nous-mêmes, notre capacité à affronter la mondialisation et pour les générations futures. Nous devons tenir ces engagements. Mais en parallèle, pour ne pas casser notre potentiel de croissance, il faut savoir adapter le rythme de réduction des déficits à une conjoncture très dégradée.

Il est convenu d'admettre qu'en dix ans l'Allemagne a repris la première place de l'économie européenne grâce à l'agenda 2010 de Gérard Schröder. Vous ne partagez pas tout à fait l'enthousiasme général sur la clairvoyance de l'ancien chancelier social-démocrate. Pourquoi ?

En effet, il faut rappeler que c'est Gerhard Schröder bien plus qu'Angela Merkel qui est à l'origine du succès allemand. Au début des années 2000, il ne s'est pas caché de faire un choix : l'Allemagne d'abord, l'Allemagne avant l'Europe. Il inverse l'ordre jusqu'ici de mise... Il fait partie de cette génération qui n'avait plus à subir...

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  • M8252219 le lundi 22 sept 2014 à 10:40

    Le gouvernement français irresponsable et incompétent par clientélisme. la clientèle du PS ne veut pas que ça change. la clientèle:hauts fonctionnaires, fonctionnaires et tous les salariés des statuts spéciaux, qui s'accrochent à des avantages acquis sans aucun mérite pendant 40 ans. il n'y a d'ailleurs pas de promotion au mérite dans la fonction publique.