Jean-Marc Furlan : "Tu peux pas couper le foot en saucisson"

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Jean-Marc Furlan : "Tu peux pas couper le foot en saucisson"
Jean-Marc Furlan : "Tu peux pas couper le foot en saucisson"

Jean-Marc Furlan vit sans doute la meilleure saison de sa carrière. Assis confortablement sur le fauteuil de leader avec cinq points d'avance sur ses poursuivants, son club l'ESTAC en course pour le titre de Ligue 2, une première. On retrouve un entraîneur sur son petit nuage, mais sur ses gardes, juste avant sa séance vidéo pour préparer le match de ce soir face à Valenciennes. L'occasion d'évoquer, entre autres, sa saison, Benjamin Nivet ou encore Blaise Matuidi.

En cas de victoire ce lundi soir, vous pouvez asseoir votre place de leader et prendre huit points d'avance à 10 journées de la fin. Aviez-vous envisagé ce scénario lors de la pré-saison ? Pas du tout ! Un mec comme moi qui galère toujours même si j'ai connu des montées en Ligue 1. Je n'aurais jamais imaginé me retrouver fin janvier avec cinq victoires d'affilée. Mon entourage m'a demandé si j'arriverais même à gérer cette situation. Je suis plus habitué à réagir dans la difficulté avec Troyes. En revanche, le travail qu'on a entrepris depuis deux ans, lors notre descente en Ligue 2 était de préparer l'accession. Comme toutes les équipes de Ligue 2, le graal, c'est d'aller jouer un ou deux ans en Ligue 1. La moitié des équipes du championnat qui ont évolué dans l'élite peuvent en témoigner. Je sentais qu'on pouvait prétendre au podium, mais j'avais pas imaginé être aujourd'hui avec 5 points d'avance, avec une bonne différence de buts. Je n'avais jamais connu cela.
Est-ce votre meilleure saison en tant qu'entraîneur ? Quand tu es entraîneur, il y a deux catégories : les "first class" comme Wenger ou Mourinho et compagnie ; et tu as les gens de l'ombre, qui aiment leur métier, ceux qui sont prêts à bosser avec des budgets et des structures modestes. Après avoir démarré à Libourne et intégré le monde pro, j'avais fait deux saisons comme cela avec Troyes, lors de mes deux montées, mais jamais leader durablement dans le monde pro. On peut dire que c'est ma meilleure saison. Après, encore faut-il qu'elle se termine bien. Vous savez, c'est comme dans un film où une pièce de théâtre et que l'acteur ou le scénariste a raté sa fin... Je le dis aux joueurs. Si vous faites une excellente saison et que vous gagnez les cinq derniers matchs, les gens vont s'en souvenir. Il ne faut pas rater la fin, c'est important.
Comment vous préparez vos joueurs à ne pas tomber dans l'euphorie qui pourrait justement vous gâcher la fin ? Il y a tout un système de concurrence. Ensuite, il y a le choix des joueurs à très fort caractère de responsabilités. C'est multi-factoriel, la réussite. Le football, comme les autres sports collectifs, tu peux pas le couper en saucisson. C'est systémique. Si l'équipe tourne, c'est parce que j'ai certains joueurs qui sont revanchards, d'autres...


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