Jean-Marc Ayrault, victime expiatoire

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Jean-Marc Ayrault, débarqué de Matignon.
Jean-Marc Ayrault, débarqué de Matignon.

Et à la fin, au bout d'un insoutenable suspense, Jean-Marc Ayrault est débarqué de Matignon, victime de la débâcle de la gauche aux élections municipales. L'intense campagne qu'il a menée ces dernières semaines pour sauvegarder son poste n'a pas suffi. C'est Manuel Valls qui le remplace à Matignon. Jean-Marc Ayrault s'est accroché jusqu'au bout, jusqu'à son allocution de dimanche soir. Il y assumait "une responsabilité collective", façon de ne pas être seul sur le bateau qui coule. Et il poursuivait, comme s'il répétait un discours de politique générale : "Il faut se retrousser les manches pour sauver notre pays, les Français y sont prêts, mais à condition qu'ils comprennent à quoi servent leurs efforts, et à condition que ceux-ci soient équitablement partagés." Ces mots, il les avait rodés toute la semaine auprès de ses visiteurs. "On va entrer dans une nouvelle étape", expliquait-il aux journalistes. "Une nouvelle phase qui a été amplifiée par l'engagement de la responsabilité du gouvernement sur le pacte de responsabilité.""Un seul regret"Ces derniers temps, à ceux qui le rencontraient, Ayrault jurait : "Je n'ai pas de pression. Il faut avoir de la distance." Mais il y avait de l'amertume dans sa voix. Lassé d'être le bouc émissaire, d'être désigné par tous comme le responsable des malheurs du pouvoir, il livrait son "seul regret". Celui de ne pas avoir "suffisamment expliqué l'état des lieux du pays en 2012", au...

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