Jean-Marc Ayrault presse François Hollande de réformer la CSG

le
0

Interrogé sur la baisse des impôts annoncée par François Hollande, l'ancien premier ministre se dit partisan d'une CSG dégressive plutôt que de s'attaquer à l'impôt sur le revenu.

Dans un entretien accordé aux Échos ,Jean-Marc Ayrault presse François Hollande de procéder à la réforme fiscale tant promise. L'ancien premier ministre se réjouit des récentes déclarations du président, qui a promis de faire baisser les impôts. «Après les mesures accordées aux entreprises, François Hollande a raison d'agir maintenant en direction des ménages», plaide Jean-Marc Ayrault. Tout en concédant qu'une baisse des prélèvements «n'aura de sens et d'efficacité que si elle s'inscrit dans le cadre d'une réforme plus globale de notre système fiscal», qu'il juge «complètement à bout de souffle».

Pour l'ancien locataire de Matignon, toucher à l'impôt sur le revenu ne serait pas la meilleure solution. «L'impôt sur le revenu n'est plus payé que par 47% des Français», rappelle-t-il, estimant que «diminuer encore le nombre d'assujettis» ne permettrait pas «d'aller vers un impôt citoyen et progressif qui soit payé par tout le monde». Au contraire, «agir sur la CSG aurait un impact immédiat», juge-t-il. Il plaide donc pour «la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG», en rendant cette dernière progressive «dès 2016». Il évoque le versement «d'une fraction de la nouvelle prime d'activité sous forme d'une CSG dégressive, c'est-à-dire réduite, pour les revenus inférieurs à 1,3 Smic».

Ayrault «assume» l'effort demandé aux Français

Jean-Marc Ayrault se dit également «ravi» de l'annonce de la mise en place du prélèvement à la source en 2018, «un vrai acte de simplification, de modernisation et de justice fiscale». Il estime que la mesure «ne sera en aucun cas une complexité supplémentaire» pour les entreprises si elle est bien préparée en amont, «avec elles». «Cela peut être une réforme positive, dynamisante et juste», martèle-t-il, refusant de croire que l'élection présidentielle puisse changer quoi que ce soit à ce projet.

Enfin, il dit «assumer totalement» l'effort demandé aux Français. «Il était absolument nécessaire compte tenu de l'ampleur du déficit», souligne-t-il. Et rappelle que «l'addition de mesures prises au coup par coup ne suffit pas à redonner sa cohérence au système». Un tacle à peine voilé à destination de François Hollande et de Manuel Valls.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant